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ÉPÉE, subst. fém.,
arme offensive et défensive
que l'on porte à son côté. La déclaration
du roi du 24 mars 1583, permet aux princes, seigneurs, chevaliers,
gentilshommes, capitaines et autres personnes de qualité de
porter des gardes et poignées d'Épée,
ceintures et éperons dorés et argentés. Une des
cérémonies de la réception d'un chevalier était
l'application d'une Épée sur
l'épaule.
L'Épée d'un
officier, qui vient à mourir
dans une place de guerre, est mise sur son cercueil, lors de son enterrement,
et appartient au major de la place ou, en son absence, à l'aide-major,
par un usage immémorial.
Le baudrier et l'Épée étaient
des marques
de noblesse et de commandement, sous la
première et la seconde race de nos rois. Ce sont ces mêmes
marques de dignité, que dans une assemblée digne
de l'horreur de tous les siècles, tenue à Compiègne
le 1er octobre 833, on ôta à Louis-le-Débonnaire,
en le déposant, et qu'il reprit avec la couronne, dans
l'église de Saint-Denis, le 1er mars 834.
Voyez Chevalier.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816
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