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Maison civile du roi

 
 
Maison civile du roi

 

Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries
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Chapelle-musique du roi

Au Blason des Armoiries
 

CHAPELLE-MUSIQUE DU ROI en 1816. La surintendance de la musique-chapelle est confiée à MM. Martini et Lesueur ; MM. Cherubini et Plantade, maîtres de la chapelle, ont la survivance. MM. Mehul et Persuis sont honoraires. M. Kreutzer aîné est premier violon.

Dans l'état de la forme publié en 1788 le chapitre de la Chapelle-musique, est traité ainsi qu'il suit :

Chapelain ordinaire sous-maître. Il jouisssaït des privilèges et autres avantages dont jouissaient les ofîiciers commensaux de la maison du roi, suivant l'édit du mois d'août 1761.

Sa juridiction s'étendait sur deux sortes d'officiers, savoir : sur les officiers de la chapelle pour les grand'messes, ou qui étaient pour servir à l'autel les jours de grandes fêtes, et sur le corps de musique qu'on appelé musique de la chapelle, dont le service consiste au chant des grand'messes, et à celui des vêpres et de quelques autres offices qui se célèbrent dans la chapelle.

L'édit de 1761 a fixé le nombre des Chapelains à huit, lesquels jouissent des gages, appointements et privilèges qui leur avaient été attribués auparavant.

Les messes où un évêque officie, sont, 1° celles des fêtes de l'ordre du Saint-Esprit, qui sont, la Pentecôte, la Circoncision et la Purification ; et en ces jours on choisit toujours un des prélats de l'ordre ; 2° les fêtes de Pâques de Toussaint et de Noël. Que si dans tous ces jours il ne se trouvait point d'évêque pour célébrer la grand-messe, ce serait le plus ancien qui remplirait la place ; et même quand il y en aurait un de retenu, il est obligé de rester à jeûn, pour pouvoir suppléer à son défaut en cas d'accident.

Ce même Chapelain chante toutes les autres grand'-meses que le roi veut entendre dans le cours de l'année, et officie le dimanche des Rameaux, le Jeudi-saint et le Vendredi-saint.

Dans tous les autres jours c'est un des Chapelains du roi qui dit une messe basse devant sa majesté, durant laquelle la musique chante un motet.

Quant aux vêpres, elles étaient autrefois chantées aussi régulièrement que la messe, les jours de dimanches et de fêtes, dans la chapelle du roi, par les Chapelains de la chapelle-musique. Mais vers l'an 1669, sa majesté voulut bien les en dispenser, et ordonna que cette partie de l'office divin ne serait plus chantée qu'aux jours solennels.

Ces jours sont ceux de la Circoncision, de la Chandeleur, de l'Annonciation et des Rameaux ; et c'est le Chapelain ordinaire des grand'messes qui y officie.

Il le fait aussi aux ténèbres du Mercredi, Jeudi et Vendredi-saint, et aux complies du Samedi-saint ; de plus, aux vêpres de l'Ascension, de la Fête-Dieu, de la veille et du jour de l'Assomption, de même qu'à la procession de ce jour, laquelle se fait immédiatement après vêpres, enfin, aux vêpres de la Nativité de la Sainte-Vierge et de sa Conception, et aux matines du jour de Noël ; mais aux vêpres de Pâques, de la Pentecôte, de la Toussaint et du Noël, l'évêque qui a chanté la grand'messe le matin, continue d'officier l'après-midi.

C'est aussi le Chapelain ordinaire des grand'messes qui bénit les cierges le jour de la purification, et les rameaux le jour de Pâques-fleuries, et qui présente ceux-ci au roi. Enfin, c'est lui qui entonne le Te Deum, quand on le chante dans la chapelle du roi ou dans quelques autres églises où sa majesté veut l'entendre ; de même qu'il officie aux églises où le roi veut aller entendre le service, lorsque sa majesté ordonne que sa chapelle-musique s'y trouve.

À la grande et à la petite Fête-Dieu, le roi va quelquefois entendre la grand'messe de paroisse, après avoir assisté à la procession ; et alors ce ne sont pas les Chapelains de musique, ni ceux de la chapelle qui officient.

Ces Chapelains de la chapelle-musique ayant toujours l'honneur d'officier à l'autel en présence de sa majesté, les rois Louis xiii et xiv, durant la plus considérable partie de leur règne, les ont gratifiés chacun à leur tour, suivant leur ancienneté de réception, des canonicats vacants à la nomination de sa majesté.

La Chapelle-musique a part aux serments de fidélité des évêques, de même qu'aux offrandes : et tous les musiciens qui sont sur son état, ayant à certaines grandes fêtes de l'année, du pain, du vin et quelques pièces de viandes sont cencés commensaux de la maison du roi.

Après avoir servi le quartier chez le roi, un aumônier, un Chapelain et un clerc de la chapelle passent au service de monseigneur le dauphin lorsqu'il a une maison, ainsi qu'à celui des enfants de France, avec la moitié des appointements ordinaires, 5 livres par jour délivrées à l'aumônier. Les Chapelains et les clercs de la chapelle servent encore les autres enfants de France.

Tout le corps de la Chapelle-musique est composé d'un sous-maître ; Louis xiv voulant avoir de la musique tous les jours à sa messe, et trouvant difficile de remplir lesdites charges par des ecclésiastiques qui eussent de belles voix, changea le titre de Chapelain en celui de chantre, et en destina deux pour des cornets ou serpents, pour pouvoir remplir lesdiles charges par des laïcs, et ne laissa le titre de Chapelain qu'à quatre charges ou huit semestres. Il y avait outre cela, une charge d'organiste divisée aussi en quatre quartiers, créée par le même roi Louis xiv, et deux charges de la création de Louis xiii, qui n'ont pas droit de commensalité.

Les deux maîtres de musique servent par semestre.

Les officiers ecclésiastiques du roi tiennent toujours la droite de sa majesté dans la chapelle ; et les évêques, les abbés, les officiers ecclésiastiques de la reine, de la dauphine, de mesdames et autres, tiennent la gauche. Or, à la droite de sa majesté la place du grand-aumônier est toujours joignant à la personne du roi, ensuite celle du premier aumônier à la main droite du grand-aumônier. Pour le confesseur, il se met à la gauche du grand-aumônier, plus en dedans du prie-dieu du roi. Les aumôniers se rangent à main droite depuis l'appui du prie-dieu du roi, en tirant vers l'autel ; et après eux les Chapelains et clercs de la chapelle et oratoire, et autres officiers ecclésiastiques de la maison du roi, excepté ceux qu'on nomme les aumôniers de la maison du roi, qui y ont leur place à gauche après les évêques, quand il s'y en trouve.

MUSIQUE DU ROI.

Louis xv, ayant par son édit du mois d'août 1761, supprimé une grande partie du corps de la Musique de sa chapelle et de sa chambre, régla le nombre des personnes qui devaient la composer à l'avenir, avec l'attribution de leurs gages ; mais par autre édit du mois de niai 1702, Louis xvi jugea à propos de réduire le corps de musique de la chambre. Aujourd'hui ce sont MM. Martini et Lesueur qui en ont la surintendance. Madame Camporési est première cantatrice. M. Paër, compositeur, et MM. Boyeldieu et Blangini, adjoints.

Anciennement, lorsque la Musique de la chambre allait chanter par ordre du roi devant les princes du sang, excepté les fils de France, et devant les princes étrangers, quoique souverains, si ces princes se couvraient, la Musique de la chambre se couvrait aussi. Cela se fit de la sorte devant le duc de Lorraine à Nantes, en 1626. Et en 1642, le prince de Monaco, se trouvant à Perpignan, et étant averti de ce privilège, il aima mieux entendre la musique découvert, que de souffrir que les musiciens se couvrissent devant lui.

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816

 

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