AU BLASON DES ARMOIRIES Vous êtes ici : Au Blason des Armoiries : blason, héraldique, noblesse, féodalité, ordres de chevalerieBlason des Armoiries » Institutions » Titre  
Généalogie

 
 
Généalogie

 

Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries
Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries

 

 

Titre

Au Blason des Armoiries
 

TITRE, subst. masc., nom de dignité, de distinction et de prééminence. Loiseau observe que les Titres de rang ou de dignité doivent toujours venir immédiatement après le nom de famille, et avant le Titre de la charge. Voyez Nom, Surnom.

Le roi de France prend le Titre de roi de France et de Navarre ; le roi d'Angleterre celui de roi de la Grande-Bretagne ; le roi d'Espagne remplit une page entière de Titres pour faire l'énumération des royaumes et seigneuries dont il est souverain.

On entend aussi par Titre une certaine qualité que l'on donne à certains princes par forme de respect.

On donne aux empereurs d'Allemagne et de Russie le titre de majesté- impériale ; aux rois celui de majesté ; au roi de France celui de majesté très chrétienne. Louis XI obtint ce titre du pape en 1469, à peu près dans le même temps que Ferdinand, roi d'Espagne, obtenait celui de majesté catholique (1) ; au roi d'Angleterre, celui de fenseur de la foi.

Le pape prend le titre de sainteté ; un cardinal prince du sang celui d'altesse royale ou d'altesse sérénissime, suivant qu'il se trouve plus ou moins éloigné du trône. Les autres cardinaux princes, celui d'altesse éminentissime ; les simples cardinaux celui d'éminence ; un archevêque celui de grandeur ; les évêques celui de révérendissime ; les abbés, prêtres et religieux celui de révérend. L'empereur de Constantinople celui de grand seigneur et de hautesse ; les électeurs d'Allemagne, celui d'altesse électorale ; le grand-maître de Malte, celui d'éminence ; les nonces et les ambassadeurs des têtes couronnées, celui d'excellence.

En France, le fils aîné du roi, depuis 1711, est qualifié de Dauphin de France ; auparavant il était titré de dauphin de Viennois.

Le second fils du roi se nomme Monsieur.

Les autres enfants du roi portent le surnom de France.

Au commencement de la troisième race, les fils de France se disaient fils du roi du vivant de leur père et frère du roi sous le règne de leur frère. Mais dans les lettres de rétablissement de la chambre des comptes de Tours, datées du 15 octobre 1555, le duc d'Anjou se qualifie François, fils de France, frère unique du roi.

Gaston s'est toujours qualifié fils de France après la mort d'Henri IV, son père ; et Monsieur a toujours porté la même qualité depuis la mort de Louis XIII.

Il faut enfin remarquer qu'il n'y a que les fils du roi, du Dauphin ou de l'héritier présomptif de la couronne en ligne directe, qui portent le surnom de France. Les enfants des chefs de ligne collatérale portent le nom de l'apanage de leur père.

Les filles de France, de même que les fils, portent le nom de France ; et on les appelle madame, quoiqu'elles ne soient pas mariées. La première fille du premier frère du roi prend le titre de mademoiselle.

La qualité de petit-fils de France n'a pas autrefois été portée par ceux qui se sont trouvés en ce degré là, tels qu'ont été Philippe de Valois avant son avènement à la couronne ; Charles, comte d'Alençon, son frère, petit-fils de Philippe le Hardi, et les princesses filles de Gaston-Jean-Baptiste de France, duc d'Orléans, ont été lés premières qui ont pris la qualité de petites-filles de France.

On donne le titre d'altesse royale aux fils, frères et sœurs du roi, aux femmes des frères du roi et à leurs enfants. On donne aux autres princes le titre d'altesse sérénissime.

Pour connaître régulièrement l'ordre de la famille royale, il faut distinguer : I° la maison royale, qui comprend le roi, la reine et leurs enfants ; 2° la race royale, qui sont les frères et sœurs du roi et leurs enfants ; 3° le sang royal, qui se compose des princes qui ne sont pas immédiatement enfants de rois ni enfants de frères de rois. Ainsi en France, selon l'usage, tout ce qui est de la maison royale précède la race royale, et la race royale le sang royal, quoique, selon les lois, le sang royal soit plus proche de la couronne que ne sont toutes les filles de la maison et de la race royale, qui en sont exclues par la loi salique ; mais à cela près elles ont la préséance. Voyez Enfants de France, Fils de France, Prince.

Le roi, dans ses lettres, traite de cousins non seulement les princes de son sang, mais encore plusieurs princes étrangers, les cardinaux, les pairs, les ducs, les maréchaux, les grands d'Espagne, et quelques autres seigneurs du royaume.

Les Titres de la noblesse sont ceux de ducs, comtes, vicomtes et barons, l'arrêt du 16 août 1663 fait défense à tous propriétaires de se qualifier barons, comtes, marquis et d'en prendre les couronnes à leurs armes ; sinon en vertu des lettres patentes bien et dûment vérifiées en la cour ; à tous gentilshommes de gendre la qualité de messire et de chevalier, sinon en vertu de bons et valables titres ; et à ceux qui ne sont point gentilshommes, de prendre qualité d'écuyers, à peine de 15oo liv. d'amende.

Cet arrêt fut confirmé par une déclaration du 8 décembre 1699 qui ajoute une amende de cent florins pour les roturiers qui auront pris les qualités de marquis, comte, baron et autres Titres honorables des terres titrées qu'ils possèdent.

Les anciens gentilshommes qui ne possédaient point de terres titrées et qui voulaient cependant paraître, soit à la cour, soit dans le monde, sous un Titre analogue à leur naissance, avaient la facilité de se pourvoir en obtention de brevets de duc, de marquis, de comte et de baron, à la charge toutefois, de la part des impénétrants, de payer le droit de marc d'or prescrit par l'édit royal du mois de décembre 1770.

Les qualifications de messire et chevalier, si généralement usurpées dans les derniers temps, n'étaient prises autrefois que par les anciens nobles ou les anoblis revêtus d'emplois ou de charges considérables (Ordonnance du 15 janvier 1629). Plus anciennement la qualité de chevalier n'était pas simplement un Titre caractéristique de noblesse ; elle était encore la marque d'une dignité éminente réservée au mérite militaire et à la vertu. Un noble, quelle que fût da naissance, ne pouvait se qualifier chevalier qu'après avoir été promu à la chevalerie, récompense la plus glorieuse qui pût lui être décernée. Voyez Chevalier, Écuyer, Noblesse.

On appelle noblesse titrée, les membres du corps de la noblesse qui sont ducs, comtes, vicomtes, marquis ou barons ; dans les actes passés anciennement par les nobles qualifiés, ils sont titrés de hauts et puissants seigneurs, mais on a fait ensuite un tel abus de cette qualification, que le moindre anobli l'introduisait dans tous ses contrats.

Les princes légitimés ont eu rang immédiatement après les princes du sang et ont précédé tous les grands du royaume.

Les enfants naturels des rois sont princes, et on leur donne le titre d'altesse : mais il faut qu'ils soient légitimés.

L'empereur de la Chine, parmi ses Titres, prend celui de tien-su, c'est-à-dire fils du ciel. On observe que les Orientaux aiment les Titres à l'excès. Un simple gouverneur de Schiras, par exemple, après une pompeuse énumération de qualités, seigneuries, etc., ajoute les Titres de fleur de politesse, muscade de consolation et de délices.

Le grand-seigneur, dans ses patentes et dans les lettres qu'il envoie soit aux princes étrangers, soit à ses bachas et autres officiers, prend les Titres pompeux d'agent et d'image de Dieu. Tantôt il s'appelle tuteur du monde, gardien de l'univers, empereur des empereurs, distributeur des couronnes, refuge et asile des rois, princes, républiques et seigneuries affligées, libérateur de ceux qui gémissent sous l'oppression des infidèles, unique favori du ciel, chéri et redouté partout. Tantôt il se qualifie propriétaire des célestes cités de la Mecque et de Médine, gardien perpétuel de la sainte Jérusalem. Souvent aussi il se dit possesseur des empires de Grèce et de Trébizonde, de soixante-dix royaumes, d'un nombre infini de peuples, terres el pays conquis en Europe, en Asie et en Afrique, par l'épée exterminante des musulmans ; et maître absolu de plusieurs millions de guerriers victorieux, des plus grands fleuves du monde, des mers Blanche, Noire et Rouge, et des Palus-Méotides, etc. Ils en donnent aussi de singuliers aux princes chrétiens ; tels sont ceux qui étaient à la lettre que Soliman-Aga présenta à Louis XIV en 1669, de la part de Mahomet IV : Gloire de princes majestueux de la croyance de Jésus-Christ, choisi entre les grands lumineux de la religion chrétienne ; arbitre et pacificateur des affaires qui naissent dans la communauté des Nazaréens ; dépositaire de la gravité, de l'éminence et de la douceur ; possesseur de la voie qui conduit à l'honneur et à la gloire, l'empereur de France, notre ami Louis, que la fin de ses desseins soit couronnée de bonheur et de prospérité.

Parmi les Européens, les Espagnols surtout affectent d'étaler aussi des Titres longs et fastueux. On sait que Charles-Quint, ayant ainsi rempli de tous ses Titres la première page d'une lettre qu'il adressait à Francois Ier, ce prince ne crut pouvoir en faire sentir mieux le ridicule qu'en se qualifiant, François, par la grâce de Dieu, bourgeois de Paris, seigneur de Vanvres et de Gentilly, qui sont deux petits villages aux environs de Paris. Voyez Noms, Surnoms.

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816

 

 

Note de bas de page :

(1) Plusieurs auteurs prétendent que le titre de roi très chrétien fut donné en 859, à Charles-le-Chauve, par le concile de Savonnière ; et que le pape Étienne II l'avait auparavant (755) donné à Pépin.

Au Blason des Armoiries

Recevoir les mises à jour :


Au Blason des Armoiries

 

Plan du site | Mises à jour | RSS | Presse | Liens
Partenariats | Webmestres | Infos légales | Contact

Copyright © Au Blason des Armoiries Tous droits réservés – 2005-2008

 

Au Blason des Armoiries
 

Partenariats : Agir XIX - Annuaire de généalogie - Annuaire des artisans d'art
Ascendance et généalogie - Charles de Flahaut - Château de Moyen - Historia Nostra
Le Passé Présent - Rois et Présidents

Devenir partenaire ?