CALENDES, subst. fém. plur., Calenda. C'était,
dans la chronologie romaine, le premier jour de chaque mois.
Ce mot est formé du latin Calo,
ou plutôt du grec
[…], j'appelle ou je
proclame, parce qu'avant la publication
des fastes romains, une des charges des pontifes était
d'observer la nouvelle lune et d'en donner connaissance
au rex
sacrificulus ; alors, après avoir offert un
sacrifice, le pontife ajournait le peuple au capitole, et là il
publiait à haute
voix le nombre des Calendes, ou
quel jour seraient les nones ; ce qu'il faisait en
répétant
cette formule, Calo
jure novellæ, autant de fois qu'il y avait
de jours de Calendes. C'est
de là qu'est venu
le mot Calendæ,
de calo, calare, appeler ou publier.
C'est la raison qu'en donne Varron. Plutarque et
après
lui Gaza dérivent ce
mot de clam, quia
luna Calendis clam fit ; mais cela paraît être
cherché trop loin. D'autres font venir ce nom de
ce que le peuple étant assemblé ce jour là,
le pontife nommait ou publiait les jours de fêtes qui devaient
arriver dans le mois. Cette coutume continua jusqu'à l'an
de Rome 450, où Caïus-Flavius, édile curule,
ordonna que l'on affichât les fastes ou le calendrier
dans les places publiques, afin que tout le monde pût connaître
la différence des temps et le retour des fêtes.
Les Calendes se
comptaient à reculons
ou dans un ordre rétrograde ; ainsi, par exemple, le premier
de mai étant
les Calendes de mai, le dernier ou le trentième d'avril était
le pridiè Calendas ou
le second des Calendes de mai ; le vingt-neuf d'avril,
le troisième
des Calendes, ou avant les Calendes, et ainsi de suite, en rétrogradant
jusqu'au treizième où commençaient
les Ides que l'on comptait pareillement en rétrogradant
jusqu'au
cinquième, qui était le commencement des nones.
Elles se comptaient toujours de même jusqu'au premier
jour du mois, qui était les Calendes d'avril.
Pour trouver le jour des Calendes qui
répondent à chaque
jour du mois où l'on est, voyez combien il y a encore
des jours du mois qui restent, et ajoutez deux à ce nombre.
Par exemple, supposons que l'on soit au 22 d'avril,
c'est donc
le 10 des Calendes de mai ; car
avril a trente jours, et 22 ôtés
de 30 donnent 8 pour reste, auquel ajoutant 2, la somme est 10.
La raison peur laquelle on ajoute 2, c'est que le dernier
du mois s'appelle secundo
Calendas ; d'où il s'en
suit que le pénultième ou vingt-neuvième
s'appelle tertio Calendas,
et ainsi de suite. Et si de 30 on ôte
29, il reste 1, auquel par conséquent il faut ajouter
2 pour avoir le tertio Calendas.
De même, si de 30 on ôte
28, il reste 2, auquel il faut ajouter 2 pour avoir le quarto
Calendas, etc.
On a renfermé dans les vers suivants
les règles
du comput par Calendes :
Prima dies mensis cujusque est dicta Calenda ;
Sex Maius nones, October, Julius et Mars,
Quatuor at reliqui
: dabit idus quilibet octo
Inde dies reliquos omnes die esse
Calendas ;
Quos retro numeraus dices à mense sequente.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816
Plan du site | Mises à jour | RSS | Presse | Liens
Partenariats | Webmestres |
Infos légales |
Contact
Copyright © Au Blason des Armoiries – Tous droits réservés – 2005-2008

Partenariats : Agir XIX - Annuaire de généalogie - Annuaire des artisans d'art
Ascendance et généalogie - Château de Moyen - Historia Nostra - Le Passé Présent
Rois et Présidents
Devenir partenaire ?
|