AU BLASON DES ARMOIRIES Vous êtes ici : Au Blason des Armoiries : blason, héraldique, noblesse, féodalité, ordres de chevalerieBlason des Armoiries » Héraldique » Abeille  
Héraldique : art et science du blason

 
 
Héraldique : art et science du blason

Consulter aussi
Animaux
Blasons impériaux
Fleurs de lys
Mouche à miel
Ruche

Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries
Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries

 

 

Abeille

Au Blason des Armoiries
 

ABEILLE. Insecte représenté montant, les ailes étendues et prêt à prendre son vol. Symbole de la concorde, de l'obéissance et du travail ; l'Abeille est toujours soumise à une reine. On dit que cet insecte est l'emblème des hommes qui travaillent dans leur jeunesse, afin d'acquérir des biens pour l'âge avancé. Il indique aussi la prévoyance, qualité qu'il partage avec la fourmi.

Dans l'alphabet hiéroglyphique de l'Égypte, l'Abeille symbolise la royauté tandis que l'idée de roi est représentée, dans les inscriptions cunéiformes de l'Assyrie, par un signe idéographique rappelant, par sa forme, une origine égyptienne. (Oppert).

L'empereur Napoléon ier fit broder des Abeilles d'or sur le manteau de velours pourpre qu'il porta à son couronnement en 1804. Le blason impérial était porté sur un manteau d'azur. Il décréta que les grands dignitaires de l'Empire porteraient un chef d'azur, semé d'Abeilles d'or, dans leur écu.

Dans le fascicule du 13 mai 1900 de l'Intermédiaire des chercheurs et des curieux, M. Philibert Audebrand dit ceci : « Voici de quelle façon j'ai entendu expliquer l'adoption des mouches d'or comme complément des armoiries de l'Empire. On était arrivé à l'heure où, prenant au sérieux le titre d'empereur, le soldat de la République s'occupait d'organiser une Cour et de décrasser des enfants du peuple pour en faire une noblesse. Premier point, pour briller sur un trône, il fallait un manteau de roi. La tradition transmise par M. de Narbonne Pelet, voulait que ce vêtement fût en velours, agrémenté de pourpre et d'hermine. Rien de plus facile à se procurer. Va donc pour le velours, mais de quel emblème devait-on l'historier ? On avait besoin d'attributs qui fussent au moins l'équivalent des fleurs de lys capétiennes. L'aigle ? On avait l'aigle des Romains ; mais brodée, même en petit format, sur un manteau, l'aigle n'y produisait qu'un effet ridicule. Voyez-vous Joséphine, Hortense, ou la très belle Pauline Borghèse, elle-même, enveloppées d'oiseaux ? Ce serait pour le coup qu'on aurait à essuyer les critiques de Madame de Staël et les brocards des duchesses du faubourg Saint-Germain !

Il y avait donc à imaginer autre chose. On se creusa la tête. Talleyrand, consulté, réfléchit. Quel est celui des insectes, qui, au point de vue de la conquête, ressemble le plus à l'oiseau déprédateur des Césars ? Eh ! pardieu, ça va de soi, c'est l'Abeille. Ne voit-on pas que, sans souci des principes de la propriété, elle se moque des haies, des murs, des frontières et qu'elle butine partout ? Ajoutez qu'elle enrichit son maître en ce qu'elle fait du miel avec la fleur d'autrui. Dites aussi qu'étant, comme le chante si bien Anacréon, un petit serpent ailé, elle est très décorative. Sur ce, Louis David, le grand peintre, entendu à son tour, l'Abeille fut adoptée. Le manteau avait son ornement et son blason. » Ce racontar, que M. Audebrand a trouvé dans les brochures du temps, est-il l'expression de la vérité ou seulement une légende faite après coup ? On l'ignore.

Parmi les objets divers trouvés dans le tombeau de Childéric ier, père de Clovis, découvert à Tournai en 1653, et donné depuis à Louis xiv, par Philippe de Schönborn, électeur de Mayence, en 1665, figurent deux Abeilles d'or. Il y en avait une plus grande quantité ; le reste à disparu dans le vol du 5 novembre 1831, commis à la Bibliothèque royale de Paris.

Il est donc vraisemblable que Napoléon ier s'était inspiré de cette découverte pour adopter les Abeilles destinées à figurer tant sur son manteau que sur les écus de ses grands dignitaires et des bonnes villes de l'Empire.

d'après le Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason
Comte Alphonse O'Kelly de Galway — Bergerac, 1901

 

ABEILLE, subst. fém. ; mouche à miel. Cet insecte est représenté montant, les ailes étendues, comme s'il volait.

L'Abeille reconnaissant un roi, une autorité à laquelle elle est soumise, on la représente comme l'emblème de l'obéissance et du travail.

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816

 
Blason Barberin de Reignac
Barberin de Reignac (de), en Saintonge : d'azur, à trois abeilles d'or.
Blason Portière de Beaujouars
Portière de Beaujouars, en Normandie : d'azur, à trois abeilles d'or.
Blason Senturier
Senturier, en Lorraine : de sable, à la fasce d'argent, chargée d'une croisette potencée de gueules, et accompagnée en chef de deux abeilles d'or, et en pointe d'une étoile du même.
Blason Selery
Selery alias Celery, en Guyenne ou Gascogne : de gueules, à une abeille d'or ; au chef cousu d'azur, chargé d'un croissant d'or entre deux étoiles du même.
Blason Mouche
Mouche, en Picardie : de gueules à six abeilles d'or, posées trois, deux et une.
Blason Révérend
Révérend, en Normandie : de sinople, à trois abeilles d'or.

ABEILLE. – Les Abeilles se représentent vues de dos, la tête levée vers le chef, les pattes étendues et les ailes entr'ouvertes. Elles furent adoptées comme emblème par Louis xii et l'Empire, on les trouve dans les armes des familles Virey (1), Abeille (2), Strampfer (3), et dans celles de plusieurs grandes familles d'Italie. 

d'après l'Alphabet et figures de tous les termes du blason
L.-A. Duhoux d'Argicourt — Paris, 1899

   
 

Notes de la rédaction

1- Nous n'avons pas été en mesure d'identifier cette famille.
2- Plusieurs familles ABEILLE ont porté des armes parlantes où figuraient soit des ABEILLES soit des ruches. On peut notamment citer : ABEILLE, en Provence, en Bretagne et aux Indes : d'azur, à trois abeilles d'or, posées deux et une. ABEILLE, en Provence : d'azur, à quatre ABEILLES d'or, en bande, 2 et 2, et suivies d'une cinquième plus grosse que les autres fondant vers une ruche d'argent, posée au canton sénestre de la pointe sur une terrasse du même. ABEILLE, en Provence : d'azur, à une ruche d'or, accompagnée de trois ABEILLES du même. ABEILLE, secrétaire du roi : d'azur, à un chevron d'or accompagnée de trois ABEILLES du même.
3- STRAMPFER porte : coupé d'azur et de gueules, à la fasce d'or, brochant sur le coupé et accompagné de trois ABEILLES d'argent.

 

Essai symbolique

Une Abeille :
  • symboliserait la concorde, la douceur (elle fabrique le miel à la saveur douce), l'espérance, l'obéissance, le travail (elle travaille et amasse sans cesse), la diligence, la prévoyance, la flatterie.
  • d'argent symboliserait intelligence et adresse.
  • en champ d'azur symboliserait la satire.

Des ABEILLES symboliseraient l'industrie.

d'après le Manuel héraldique ou Clef de l'art du blason » (Avertissement)
par L. Foulques-Delanos, Limoges, oct. 1816

  
 
Traductions
       
Français
abeille
Italien / Italiano
ape
Anglais / English
bee
Néerlandais / Nederlandsch
bij
Allemand / Deutsch
Biene
Latin / Lingua latina
apis, is
Espagnol / Español
abeja
   
       

 


 
Au Blason des Armoiries

Recevoir les mises à jour :


Au Blason des Armoiries

 

Plan du site | Mises à jour | RSS | Presse | Liens
Partenariats | Webmestres | Infos légales | Contact

Copyright © Au Blason des Armoiries Tous droits réservés – 2005-2008

 

Au Blason des Armoiries
 

Partenariats : Agir XIX - Annuaire de généalogie - Annuaire des artisans d'art
Ascendance et généalogie - Château de Moyen - Historia Nostra - Le Passé Présent
Rois et Présidents

Devenir partenaire ?