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BLASONNÉ. Ce qui est peint, dessiné, gravé, sculpté, représenté selon les règles de l'art héraldique.
BLASONNER. Expliquer et interpréter des armoiries selon les règles de l'art héraldique.
BLASONNER. C'est peindre ou décrire toutes les parties de l'écu.
BLASONNER. C'est donner la description des armoiries.
BLASONNER, verb. act., expliquer les pièces et meubles de l'écu en termes propres et convenables ; peindre des armoiries avec les émaux qui leur conviennent ; les graver avec des points, traits et hachures qui en marquent les métaux, couleurs et fourrures.
Pour Blasonner avec méthode, et suivant les règles de l'art, on nomme d'abord l'émail du champ de l'écu, ensuite la pièce ou le meuble qui se trouve au centre.
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de Villers-la-Faye de Vaulgremont, en Bourgogne : d'or, à la fasce de gueules. |
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de Guiny de Bonaban, en Bretagne : d'azur, au croissant d'or. |
La position des meubles s'explique ordinairement après la désignation de leur émail, néanmoins il y a des cas où la position s'exprime d'abord et l'émail ensuite ; cela dépend de l'harmonie des phrases.
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le Coq de Mézière, de Sainte-Croix, en Normandie : d'azur, à neuf losanges d'or, en croix. |
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de Coublant de la Touche, en Anjou : d'azur, à deux aigles rangées d'argent. |
Lorsqu'il y a plusieurs pièces dans un écu, et que parmi ces pièces il s'en trouve une ou plusieurs dites honorables, on nommera d'abord l'émail du champ, puis celui de ces pièces, et ensuite les meubles ou pièces qui les accompagnent ou qui les chargent.
Meur de Kerigounan (de ou le) : D'argent, à la fasce d'azur, accompagnée en chef d'un croissant de gueules. (Bretagne) |
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de Séricourt d'Esclainvilliers, en Picardie : d'argent, à la croix de gueules, chargée de cinq coquilles d'or. |
Lorsque les pièces honorables ou autres se trouvent à la fois chargées et accompagnées, après avoir nommé l'émail du champ on expliquera la pièce chargée, puis les meubles qui la chargent, ensuite ceux qui l'accompagnent.
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le Pelletier de Glatigny, en Picardie : d'azur, à la fasce d'argent, chargée d'un croissant de gueules, et accompagnée de trois étoiles d'or. |
Lorsqu'il y a quatre ou cinq meubles qui ne sont point semblables, on doit prendre pour principal celui qui a le plus d'apparence, le nommer le premier et ensuite les autres.
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d'Aurray, en Normandie : d'argent, au croissant de gueules, accompagné de trois trèfles de sable. |
Si l'écu, outre les meubles qui le chargent, a encore un chef ou un franc-canton, on expliquera ces pièces en dernier, puis celles qui les chargent, s'il s'en trouve.
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d'Escherny, à Paris : d'azur, à trois bandes d'argent ; au chef d'or, chargé de trois tourteaux de gueules. |
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de la Villeléon des Marains, du Roscoet et de Bois Feuillet, en Bretagne : d'argent, au houx arraché de sinople ; au franc-canton de sable, fretté d'or. |
Lorsqu'il y a dans l'écu plusieurs meubles posés l'un au-dessus de l'autre, le premier est celui qui est le plus proche du chef, et le dernier celui qui approche le plus de la pointe.
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de Chefdebien de Bisanet et de Saint-Amans en Languedoc : d'azur, à la fasce d'argent, accompagnée de deux lions léopardés d'or, le dernier contre-passant. |
Lorsqu'il y a en chef, au centre ou en pointe, plusieurs meubles dans la même direction, le premier est celui qui approche le plus le côté droit de l'écu, et le dernier celui qui approche le plus du côté gauche ; si, indépendamment de celui-ci, il s'en trouve encore d'autre en pointe, alors ceux ci sont les derniers.
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de Fortisson de Roquefort, en Guyenne : d'azur, à deux tours rangées d'argent. |
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de Cambe d'Orves, en Provence : d'argent, à trois chevrons d'azur, accompagnés de quatre tourteaux du même, trois en chef et l'autre en pointe ; le premier, chargé d'un besant d'argent, surchargé d'une fleur-de-lys florencée de gueules ; le second, d'une fleur-de-lys d'or ; le troisième, chargé d'un besant d'argent, surchargé d'une croix de gueules ; le dernier chargé d'un besant-tourteau palé d'argent et de gueules, surchargé d'une jambe de l'un à l'autre. |
En suivant toujours ce principe, on Blasonnera les partitions de l'écu, ou les pièces à partitions qui le chargent, comme le fascé, le palé, l'échiqueté etc., en commençant par le haut ou le côté droit, selon que les partitions seront tracées horizontalement ou perpendiculairement.
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de Polignac, en Auvergne : fascé d'argent et de gueules. |
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de Rupière de Vauferment, en Normandie : palé d'or et d'azur. |
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de Moustier de Sarragousse, en Dauphiné : de gueules, au chef échiqueté d'argent et d'azur de deux tires. |
Dans le premier exemple, on entend que la première fasce est d'argent, et qu'elle est en chef ; que la dernière est de gueules et qu'elle est en pointe ; dans le second, que le premier pal est d'or, et qu'il est à dextre ; que le dernier est d'azur et qu'il est à senestre ; et dans le troisième que le premier carreau d'échiquier est d'argent, et qu'il est à l'angle dextre supérieur du chef, et que le dernier est d'azur, et qu'il est à l'angle senestre inférieur.
Lorsqu'il n'y a dans l'écu qu'une partie d'une pièce honorable, ce qui est très rare, comme la moitié d'une croix, d'un sautoir, d'une fasce, etc., on doit exprimer en Blasonnant de quel côté de l'écu est posée cette partie, afin que l'on connaisse celle qui manque.
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de Thomerot, en Barrois : d'or, à une demi-croix d'azur, mouvante de dextre. |
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de Rouil de Bray, en Normandie : de gueules, à une demi-fasce d'argent, mouvante de dextre, chargée de trois mouchetures de sable, et un demi-chevron du second émail, mouvant de senestre ; accompagnés de trois fers de cheval d'or. |
Lorsque l'écu est simple, on doit éviter en Blasonnant de nommer un émail que l'on a déjà nommé. Ainsi on ne doit pas dire, telle famille porte : de gueules, à la fasce d'argent, accompagnée au chef de trois croissants d'argent, et en pointe de trois besants aussi d'argent ; ni telle autre : d'argent à la croix de gueules, chargée de cinq coquilles d'argent ; mais on dira :
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le Prévost d'Iray, en Normandie : de gueules, à deux fasces d'argent, accompagnées en chef de trois croissants, et en pointe de trois besants, le tout du même. Devise : Totum deo regi que vovit. |
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de Raimond de Modène et de Pomerols, en Provence : d'argent, à la croix de gueules, chargée de cinq coquilles du champ. |
Il y a cependant des cas où la répétition des émaux est indispensable, mais ils sont rares.
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de Toustain de Limésy, de Frontebosc, de Richebourg, d'Ecrennes, en Normandie : d'or, à la bande échiquetée d'azur et d'or de deux tires. Devise : Toustains de sang. |
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de Rozières, en Lorraine : de gueules, à deux épées d'argent, garnies d'or, et un rateau du second émail en pointe, lié d'un cordon du troisième ; au chef cousu d'azur, chargé d'un lévrier d'argent, colleté d'or. |
Lorsque l'écu est composé, c'est-à-dire quand quand il est coupé, parti ou écartelé, on doit répéter les émaux à chacune de ces partitions, parce qu'elles sont autant d'écus distincts ; ainsi, au lieu de dire telle maison porte : écartelé, aux 1 et 4 d'or, à trois fusées rangées d'azur ; aux 2 et 3 de gueules, au lion du second émail, on dira :
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de Quesse de Valcourt, de Marcilly, en l'Île-de-France : écartelé, aux 1 et 4 d'or, à trois fusées rangées d'azur ; aux 2 et 3 de gueules, au lion d'or. |
Il y a néanmoins des écus composés, dont toutes les partitions appartiennent à la même famille ; alors dans ceux-ci on doit éviter la répétition des émaux, à moins que sur ces partitions il ne se trouve un autre écusson de famille, ou bien de concession.
La règle fondamentale du Blason est de ne point mettre métal sur métal, couleur sur couleur, ni fourrure sur fourrure ; lorsqu'il arrive que des armoiries sont composées contre ce principe, ce qui est très rare, on nomme ces armes à enquerre, exprimant par ce mot qu'elles sont hors des règles, et qu'elles donnent sujet à s'informer pourquoi elles sont ainsi.
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