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Héraldique : art et science du blason

 
 
Héraldique : art et science du blason

 

Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries
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Buste

Au Blason des Armoiries
 

BUSTE DE VIEILLARD. Partie supérieure du corps d'un homme ou d'une femme jusqu'à la ceinture. On la représente ordinairement sans bras.

Au xve siècle, un Buste de vieillard était le cimier adopté par des hommes de loi, revêtus de la qualité de conseiller. Ce Buste est donc celui d'un conseiller. (V. Goëthals. — Dictionnaire généalogique et héraldique, article Aerschot-Schoonhoven.)

d'après le Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason
Comte Alphonse O'Kelly de Galway — Bergerac, 1901

 

Buste de jumeaux. Deux Bustes de jumeaux se rencontrent rarement dans le blason. Une question d'archéologie héraldique a été posée de cette façon à notre époque :

Pourquoi les armes de Trazegnies portent-elles deux têtes jumelles en cimier?

Cette origine est tirée d'un manuscrit exécuté par ordre d'Antoine, bâtard de Bourgogne, en 1458, et vu autrefois au château de Trazegnies par M. le comte de Saint-Genois. Celui auquel nous faisons un emprunt est de son bon temps ; c'est le vaste recueil in-folio intitulé : Droits primitifs des anciennes terres et seigneuries du pays et comté de Hainaut, p. xci.

Gillion, sire de Trazegnies et de Silly, épousa Marie, fille du comte d'Ostrevant, laquelle avait été élevée à la cour de son parent Baudouin, comte de Hainaut, au commencement du xiie siècle. Les noces furent célébrées au château d'Avesnes-le-Comte. Baudouin, son épouse et maints barons et chevaliers y assistèrent. Les fêtes finies, les nouveaux mariés se retirèrent dans leur manoir de Trazegnies. Gillion, impatient d'avoir un héritier, fit vœu d'aller à la terre sainte si sa femme devenait grosse. Elle le fut bientôt, et il songea à remplir sa promesse ; mais il avait besoin, pour cet effet, du consentement de Guy, comte de Hainaut. Pour l'obtenir plus sûrement, il l'engagea à venir passer quelques jours dans ses terres. « Sire, lui écrivait-il, je vous supplie humblement que tant vous plaise faire pour moi que jusques au chastel de Trazegnies vous plaise venir, où vous pourrez veoir nostre nouveau mesnaige. » À quoi le comte répondit « Sire de Trazegnies, vostre requeste vous soit octroyée, car dict nous a esté qu'à l'entour de vous en vos forests a de grans cerfs où pourrons prendre moult gros deduict. » Le comte de Hainaut amena avec lui la comtesse son épouse, les seigneurs d'Havrech, d'Antoing, d'Enghien, de Ligne, de Bossut, de la Hamaide, et plusieurs autres chevaliers et écuyers. Les quatre premiers jours furent donnés tout entiers à la chasse. Le cinquième, le sire de Trazegnies expliqua au comte le vœu qu'il avait fait, en lui demandant les moyens de l'accomplir, ce qui ne lui fut accordé qu'après une longue résistance. Gillion prit son chemin par Rome, d'où il se rendit à Naples. Là, il s'embarqua pour Jaffa avec une compagnie de marchands. Il gagna ensuite Jérusalem, à dos de mulets. Ses dévotions achevées, il revint à Jaffa où un navire l'attendait. Mais il fut assailli, à son retour, par une troupe de Sarrasins. Ses compagnons restèrent sur la place, et lui ne dut la vie qu'à sa belle défense ; le soudan, respectant sa valeur, se contenta de le retenir captif.

Or, pendant son absence, sa femme Marie était accouchée de deux jumeaux : l'un appelé Jean, et l'autre Gérard. De bonne heure ils se distinguèrent dans les exercices des armes. Dès que l'âge le leur permit, ils résolurent de s'assurer par eux-mêmes du sort de leur père. Celui-ci, trompé par un chevalier, qui lui avait assuré que sa femme était morte sans enfants, avait épousé la fille du soudan, la belle Graciane, à laquelle il avait inspiré une vive passion et qui lui avait fait rendre la liberté. Réuni à ses fils, tombés aussi, par une rencontre singulière, entre les mains des Sarrasins, il revint avec eux et Graciane en Europe. À son passage par Rome, il eut soin de faire baptiser Graciane, qui avait renoncé à ses droits sur lui. Sa première épouse ne fut pas moins raisonnable : elle accueillit l'étrangère avec une tendre affection, et ces deux femmes, bien que rivales, vécurent durant deux mois dans l'union la plus touchante, au monastère de l'Olive.

Ses fils Jean et Gérard sont les jumeaux qui forment le cimier des seigneurs de Trazegnies. Cette histoire, dont le génie des Scudéry et des La Calpranède semble avoir disposé les événements, se retrouve dans un livre imprimé, composé par de Fabert, et calqué sur le roman MS. de Gillion de Trazegnies. (Histoire véritable de Gillion de Trazegnies. Brux., 1703, 12°, cf. Archives, vi, 78).

d'après le Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason
Comte Alphonse O'Kelly de Galway — Bergerac, 1901

 

Buste de pucelle. Une tradition rapporte que, pendant la marche des croisés vers Jérusalem en 1096, Gérem, 4° sire de Mude et de Niewland, en Flandre, qui faisait partie de cette première croisade, sauva, au péril de sa vie, trois jeunes vierges chrétiennes qu'un Maure de Jaffa était sur le point d'immoler à la vengeance de son prophète. Cette action généreuse, admirée de toute l'armée, et louée publiquement par Robert, comte de Flandre, détermina Gérem de Mude, pour en perpétuer le souvenir, à orner son écu de trois Bustes de jeunes filles. Un Maure tenant une tige de trois roses et posé en cimier, achevait de compléter le symbole de cette particularité mémorable. C'est de ce seigneur que descend la famille Goëthals, en Belgique.

d'après le Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason
Comte Alphonse O'Kelly de Galway — Bergerac, 1901

 

BUSTE. Représentation d'une figure humaine jusqu'aux pectoraux et sans avant-bras. Lorsque cette ou ces figures s'il y en a plusieurs dans l'armoirie, sont habillées, elles peuvent dans plusieurs cas, déroger à la règle qui interdit l'emploi de métal sur métal, ou émail sur émail ; elles sont dites alors armes en enquerre. Voir les armes de Grammont.

d'après l'Alphabet et figures de tous les termes du blason
L.-A. Duhoux d'Argicourt — Paris, 1899

 

BUSTE, subst. masc., figure humaine, qui n'a que la tête et la partie supérieure du corps jusqu'à la poitrine. Selon Ménage, ce terme vient de busco, à cause que les femmes mettent leur busc au bas du corps ; d'autres le dérivent de l'allemand brurt, qui signifie l'estomac.

de Gramont-Falon et de Caderousse, en Franche-Comté, au Comtat-Venaissin : d'azur, à trois bustes de reines de carnation, couronnés à l'antique d'or.

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816

   
 

Essai symbolique

Un Buste de femme placé sur une suite de gradins en pyramide, ayant sur la poitrine la lettre lettre Θ symboliserait la philosophie.

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816

    
 

 
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