Acclamation. — Les rois des Francs étaient, dans l'origine, salués par des acclamations, lorsque leurs compagnons d'armes les élevaient sur le pavois. Sous la troisième race, on conservait un souvenir de cette élection primitive ; le roi, au moment du sacre, était salué par trois acclamations. Ainsi, dans le procès-verbal du sacre de Philippe ier (23 mai 1059), on voit que les « chevaliers et le peuple, les grands et les petits, s'écrièrent par trois fois d'une voix unanime : nous approuvons, nous voulons qu'il en soit ainsi. »
d'après le Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France
Adolphe Chéruel — Paris, 1855