Almanach. — Ce mot vient de l'arabe et signifie l'action de compter. Dans le principe, et pendant de longs siècles, l'Église se chargea de la rédaction de l'almanach. Chaque année, à Pâques, on rédigeait une nomenclature des jours fériés, et on la plaçait sur le cierge pascal. On trouve jusqu'au xviie siècle des exemples de ces Tables pascales. Cependant, depuis la découverte de l'imprimerie, des almanachs populaires s'étaient répandus et étaient remplis d'anecdotes, de contes, de conseils aux laboureurs. L'ordonnance d'Orléans, rendue en 1561, art. 26, et l'ordonnance de Blois, à la date de 1579, art. 36, exigèrent que les almanachs, avant d'être imprimés, fussent soumis à l'examen des archevêques et évêques ou de commissaires députés par le roi et par les juges ordinaires. Les auteurs étaient passibles de peines corporelles, s'ils ne se soumettaient pas aux exigences de la loi, etc. L'Almanach royal a été publié pour la première fois en 1679. C'était dans l'origine un simple calendrier. À une époque postérieure, on y ajouta la liste de tous les fonctionnaires publics.
d'après le Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France
Adolphe Chéruel (1809-1891) — Paris, 1899