d'après le Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France
Adolphe Chéruel (1809-1891) — Paris, 1899
Armet. Sorte de chapeau en fer dont les chevaliers se couvraient la tête, lorsqu'ils ôtaient leur heaume pour se rafraîchir, mieux voir et respirer, ce casque léger sans visière ni gorgerin est aussi appelé bassinet.
d'après l'Alphabet et figures de tous les termes du blason
L.-A. Duhoux d'Argicourt — Paris, 1899
Armet, subst. masc.
On appelait ainsi un chapeau de
fer que les chevaliers faisaient porter avec eux dans les batailles,
et qu'ils se mettaient sur la tête, lorsque
s'étant
retirés de la mêlée pour se reposer et reprendre
haleine, ils quittaient leur heaume.
Dreux de Mello, dans l'escarmouche de
Mantes, n'ayant
que cette armure, fut attaqué par le seigneur de Préaux, vassal du roi d'Angleterre, qui, d'un coup de sabre,
lui abattit son chapeau de fer et le blessa au front.
Froissard parle souvent de ces chapeaux de fer :
c'était
un casque léger, sans visière et sans gorgerin,
comme ce qu'on a depuis appelé baernes.
Ces casques légers étaient, dans ce temps-là,
l'armure de tête de la cavalerie
légère et des piétons. Ce casque était
aussi celui du nouveau anobli : quelques auteurs le nomment Armet morné.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816 — Télécharger