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Les institutions françaises sous l'ancien régime
 
Les institutions françaises sous l'ancien régime
Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries
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Basilique

Au Blason des Armoiries
 

Basilique. — Ce mot qui signifie Maison royale, désignait, dans l'origine, une galerie soutenue par des colonnes et terminée par un hémicycle. Les préteurs y rendaient la justice et les avocats y donnaient leurs consultations. Lorsque les chrétiens sortirent des cryptes ou églises souterraines, ils prirent pour modèle de leurs nouveaux temples la basilique romaine. L'évêque siégea à l'extrémité de l'hémicycle à la place qu'occupait le préteur ; il y était entouré de son clergé. Ce lieu se nommait l'apside ou abside (voy. Abside). En avant était l'autel, qui avait la forme d'un tombeau antique ; au-dessous la crypte rappelait l'église primitive des chrétiens. Dans la suite, on coupa la basilique par deux nefs transversales qu'on appela transepts ou croisées. Le choeur se terminait au transepts ; là étaient placés deux pupitres, nommés ambons, où les diacres lisaient au peuple l'épltre et l'évangile. On les a remplacés dans la suite par un jubé, dont le nom vient de la formule que prononce le diacre avant de lire l'évangile, formule qui commence par ces mots : Jube, domine. Dans l'Église primitive, un voile séparait le choeur du vaisseau ou nef (navis) ; on ne l'ouvrait qu'au moment de l'élévation. La nef était elle-même subdivisée ; des rangs de colonnes la séparaient des nefs latérales ou bas côtés. Les hommes et les femmes n'étaient pas confondus ; une nef spéciale était assignée à chaque sexe, et des voiles les séparaient. Les néophytes n'étaient admis que dans un vestibule nommé porche et placé à l'entrée de la basilique. Les pénitents attendaient dans le même lieu qu'il leur fût permis d'entrer dans le temple. Le porche lui-même était précédé d'une grande cour, qu'on appelait atrium ou aiire, et qui servit souvent de cimetière au moyen âge. On prêchait aussi quelquefois dans l'atrium. Mabillon, Valois et D. de Vaines prétendent que, dans l'origine, on appelait exclusivement basiliques les églises des moines.

d'après le Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France
Adolphe Chéruel (1809-1891) — Paris, 1899

 

 

 

 

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