BOURGEOIS
DE PARIS. Ordonnance de Charles V de 1371. Les citoyens
de la cité franche
de Paris sont maintenus dans le privilège
d'user de possessions franches, de freins dorés
et autres ornements appartenants à l'état
de chevalerie, et le droit
de prendre chevalerie armée,
de même
que les nobles de lignée et de lignage du royaume.
Le 9 août de la même année,
ce prince confirme les Bourgeoisde
Paris dans les privilèges
de posséder
fiefs, alleux et arrière-fiefs, sans être tenus
de payer aucune taxe pour raison desdites possessions, et dans
le droit d'avoir la garde des biens de leurs enfants et
parents, de se servir des ornements appartenants à l'état
de chevalerie, et de porter les armes timbrées, ainsi
que les nobles d'extraction par possession immémoriale.
Ces lettres sont énoncées dans les lettres-patentes
du roi, portant confirmation des privilèges des prévôts
des marchands de Paris, du mois de mars 1669.
Mais, par une charte de Henri III,
du mois de janvier 1577, la noblesse des Bourgeoisde
Paris fut réduite au prévôt
des marchands et aux quatre échevins qui avaient été en
charge depuis l'avènement à la
couronne du roi Henri II, son père.
Trois arrêts du conseil, des 13 octobre
1667, 27 février
1663 et 1er juin 1697, font défense aux Bourgeoisde
Paris de prendre le titre de chevalier et d'écuyer, et rangent
dans la classe des usurpateurs tous ceux qui se diront nobles,
sans justifier par d'anciens titres l'origine de leur
noblesse.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816