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Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries
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Calendes

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CALENDES. — On appelait autrefois calendes les assemblées des curés de campagne convoquées par les évêques. Le nom de calende s'applique encore à certaines portes des églises cathédrales et à la place voisine. Elles tirent ce nom d'un verbe grec (καλέω) qui veut dire appeler, parce que c'était là que le jeudi saint le diacre proclamait les noms des pénitents que l'Église admettait de nouveau à la participation des cérémonies religieuses.

d'après le Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France
Adolphe Chéruel (1809-1891) — Paris, 1899

 

CALENDES, subst. fém. plur., Calenda. C'était, dans la chronologie romaine, le premier jour de chaque mois.

Ce mot est formé du latin Calo, ou plutôt du grec […], j'appelle ou je proclame, parce qu'avant la publication des fastes romains, une des charges des pontifes était d'observer la nouvelle lune et d'en donner connaissance au rex sacrificulus ; alors, après avoir offert un sacrifice, le pontife ajournait le peuple au capitole, et là il publiait à haute voix le nombre des Calendes, ou quel jour seraient les nones ; ce qu'il faisait en répétant cette formule, Calo jure novellæ, autant de fois qu'il y avait de jours de Calendes. C'est de là qu'est venu le mot Calendæ, de calo, calare, appeler ou publier. C'est la raison qu'en donne Varron. Plutarque et après lui Gaza dérivent ce mot de clam, quia luna Calendis clam fit ; mais cela paraît être cherché trop loin. D'autres font venir ce nom de ce que le peuple étant assemblé ce jour là, le pontife nommait ou publiait les jours de fêtes qui devaient arriver dans le mois. Cette coutume continua jusqu'à l'an de Rome 450, où Caïus-Flavius, édile curule, ordonna que l'on affichât les fastes ou le calendrier dans les places publiques, afin que tout le monde pût connaître la différence des temps et le retour des fêtes.

Les Calendes se comptaient à reculons ou dans un ordre rétrograde ; ainsi, par exemple, le premier de mai étant les Calendes de mai, le dernier ou le trentième d'avril était le pridiè Calendas ou le second des Calendes de mai ; le vingt-neuf d'avril, le troisième des Calendes, ou avant les Calendes, et ainsi de suite, en rétrogradant jusqu'au treizième où commençaient les Ides que l'on comptait pareillement en rétrogradant jusqu'au cinquième, qui était le commencement des nones. Elles se comptaient toujours de même jusqu'au premier jour du mois, qui était les Calendes d'avril.

Pour trouver le jour des Calendes qui répondent à chaque jour du mois où l'on est, voyez combien il y a encore des jours du mois qui restent, et ajoutez deux à ce nombre. Par exemple, supposons que l'on soit au 22 d'avril, c'est donc le 10 des Calendes de mai ; car avril a trente jours, et 22 ôtés de 30 donnent 8 pour reste, auquel ajoutant 2, la somme est 10. La raison peur laquelle on ajoute 2, c'est que le dernier du mois s'appelle secundo Calendas ; d'où il s'en suit que le pénultième ou vingt-neuvième s'appelle tertio Calendas, et ainsi de suite. Et si de 30 on ôte 29, il reste 1, auquel par conséquent il faut ajouter 2 pour avoir le tertio Calendas. De même, si de 30 on ôte 28, il reste 2, auquel il faut ajouter 2 pour avoir le quarto Calendas, etc.

On a renfermé dans les vers suivants les règles du comput par Calendes :

Prima dies mensis cujusque est dicta Calenda ;
Sex Maius nones, October, Julius et Mars,
Quatuor at reliqui : dabit idus quilibet octo
Inde dies reliquos omnes die esse Calendas ;
Quos retro numeraus dices à mense sequente.

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816

 

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