Camail. — À l'époque des croisades, les cbevaliers portaient une cotte de mailles de fer, dont la partie supérieure pouvait se rabattre sur la tête comme un capuchon, et formait un bonnet de mailles qu'on appelait cap de maille, par abréviation camail. Dans la suite, le camail devint un signe distinctif des évêques et des chanoines qui le portent encore aujourd'hui sur le rochet. Ils ne commencèrent à s'en servir qu'au xve siècle ; plusieurs synodes en prohibèrent l'usage ; mais un synode tenu à Paris en 1528 l'autorisa. Le camail des évêques est violet, celui des chanoines de couleur noire.
d'après le Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France
Adolphe Chéruel (1809-1891) — Paris, 1899