Catéchumènes. — On appelait catéchumènes dans les premiers siècles de l'Église ceux qui n'avaient pas encore reçu le baptême et qu'on préparait à le recevoir. On les divisait en plusieurs classes : les auditeurs (auditores) admis aux instructions qui se faisaient dans l'église, les orantes et genuflectentes, ceux qui faisaient les prières et génuflexions, et pouvaient assister aux sermons et à une
partie des offices ; enfin les competentes, qui avaient reçu l'instruction compétente ou nécessaire pour le baptême. Quelques écrivains appellent élus les catéchumènes que l'on jugeait suffisamment instruits et qui étaient choisis pour recevoir le baptême. Ce sacrement était donné presque toujours la veille de Pâques. L'évêque l'administrait lui-même aux catéchumènes et les revêtait de la robe blanche, qu'ils ne quittaient que le premier dimanche après Pâques. Les catéchumènes n'assistaient ordinairement à la messe que jusqu'à l'offertoire ; on donnait le nom de messe des catéchumènes à toute la partie de l'office divin qui précédait cette cérémonie. Les catéchumènes y assistaient dans le lieu réservé aux pénitents et placé à l'extrémité de l'église opposée au sanctuaire.
d'après le Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France
Adolphe Chéruel (1809-1891) — Paris, 1899