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Les institutions françaises sous l'ancien régime
 
Les institutions françaises sous l'ancien régime
Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries
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Censeurs des livres

Au Blason des Armoiries
 

Censeurs des livres. — L'origine de la censure des livres remonte à l'époque de la réforme. La faculté de théologie de Paris en fut chargée et l'exerça avec une grande sévérité, même à l'égard des évêques. En 1534, elle refusa son approbation au commentaire du cardinal Sadolet, évêque de Carpentras, sur l'épître de saint Paul aux Romains, et, en 1542, elle censura le bréviaire du cardinal Sanguin, évêque d'Orléans. Dans la suite, la faculté de théologie s'acquittant avec négligence de la censure qui lui était confiée, le pouvoir intervint, et, en 1624, choisit parmi les docteurs de cette faculté quatre censeurs qui reçurent une pension de l'État. Enfin, en 1653, il fut ordonné que le chancelier nommerait les censeurs et les chargerait de l'examen des livres qu'on se proposerait d'imprimer. De là, cette formule qu'on trouve à la suite des ouvrages imprimés à la lin du xviie siècle et au xviiie : « J'ai lu cet ouvrage par ordre de M. le chancelier et n'y ai rien trouvé qui l'opposât à l'impression. » Les évêques seuls pouvaient se dispenser de soumettre leurs ouvrages à cette censure préalable.

d'après le Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France
Adolphe Chéruel (1809-1891) — Paris, 1899

 

 

 

 

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