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Les institutions françaises sous l'ancien régime
 
Les institutions françaises sous l'ancien régime
Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries
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Club

Au Blason des Armoiries
 

Club. — Les clubs sont des associations politiques dont l'usage et le nom ont été empruntés à l'Angleterre. Un premier club s'ouvrit à Paris en 1782. Un second, établi en 1785, reçut le nom de club de Boston ou des Américains. Plusieurs autres s'organisèrent sous différents noms ; mais ces associations ne commencèrent à prendre une grande importance qu'après 1789. Le premier club organisé, après la convocation des états généraux, fut le club breton ; il se composait principalement de députes bretons, entre lesquels on remarquait Lanjuinais, Sieyès, Barnave, Lameth, Chapelier firent aussi partie du club breton, quoique députés par d'autres provinces. Établi d'abord à Versailles il suivit l'assemblée à Paris après les journées des 5 et 6 octobre ; il se réunit alors dans la bibliothèque du couvent des Jacobins de la rue Saint-Honoré et prit le nom de Société des amis de la Constitution. En 1792, cette réunion fut désignée sous le nom de club des Jacobins ; mais à cette époque elle avait entièrement changé d'esprit et était composée de membres nouveaux d'une opinion exaltée. Les fondateurs du club breton s'étaient séparés des membres violents et avaient fondé une nouvelle société appelée club des Feuillants (1791), du nom du couvent où elle siégeait. La Fayette s'était mis à la tête des Feuillants, qui voulaient le maintien de la constitution de 1791, tandis que les Jacobins, dirigés par Robespierre, demandaient la république. Le club des Jacobins avait des ramifications dans toute la France. La chute de Robespierre prépara sa ruine, et, en effet, il fut fermé peu de temps après, le 19 novembre 1794. Outre les clubs célèbres des Jacobins et des Feuillants, il s'en était formé un grand nombre d'autres, entre lesquels nous ne citerons que les plus importants. Le club des Cordeliers, établi dans l'ancien couvent de ce nom, fut dirigé, dès 1791, par Marat, Danton, Camille Desmoulins. Comme les Jacobins, les Cordeliers repoussaient la constitution de 1791 ; ils préparèrent la pétition du Champ de Mars (17 juillet 1791) pour demander la déchéance de Louis xvi, et prirent une part active aux journées du 20 juin et du 10 août 1792. L'assassinat de Marat et ensuite l'exécution de Danton et de ses principaux partisans enlevèrent au club des Cordeliers ses chefs les plus célèbres. Vaincus par les Jacobins, les Cordeliers devinrent, à partir de 1794 (avril), une sorte de succursale de ce dernier club, et disparurent avec lui. Sous le Directoire, les démocrates ardents se réunissaient au club du Panthéon que dirigeait Gracchus Babeuf. Ce club fut terme en 1796. Les royalistes avaient, à cette époque, ouvert le club de Clichy, qui fut fermé en 1797. Les clubs ne disparurent qu'après la chute du Directoire (1799). En février 1848, les clubs se réorganisèrent ; mais pour peu de temps, ils ont été fermés après l'émeute de juin 1848.

d'après le Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France
Adolphe Chéruel (1809-1891) — Paris, 1899

 

 

 

 

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