CONFRÉRIE DE SAINT-GEORGES. Elle a été instituée dans le comté de Bourgogne, l'an 1390 par Philibert de Molan, seigneur en partie de Rougemont. Il en fut le premier chef, sous le titre de bâtonnier ; les confrères prennent leur rang selon l'ordre de leur réception dans la Confrérie, sans égard aux dignités dont quelques-uns d'entre eux pourraient être revêtus ; ils font vœu de s'aider mutuellement s'ils sont faits prisonniers, et de veiller aux intérêts des veuves et des orphelins, auquel effet on nomme chaque année des commissaires, pendant l'assemblée générale.
En 1569, on ajouta aux anciens statuts que les confrères feraient serment de vivre et de mourir dans la religion catholique, et dans l'obéissance et soumission dues à leur légitime souverain ; et l'on donna au bâtonnier le titre de gouverneur.
Cette société a eu pendant un temps le nom de Confrériede Rougemont, parce que Philibert de Molan la fixa dans ce pays-là, en 1431. Ses assemblées se tenaient ci-devant dans l'église des Grands Carmes de Besançon.
Les membres de cette association doivent faire preuve de seize quartiers de noblesse ; leur marque distinctive est un Saint-Georges à cheval, perçant de sa lance un dragon, le tout d'or et attaché à la boutonnière de leur habit par un ruban bleu céleste moiré.