DEGRÉ DE NOBLESSE, est la distance
qu'il y a
d'une généalogie à l'autre, depuis
le premier qui a été anobli. Ces Degrés ne se comptent qu'en ligne directe, ascendante et descendante ;
de manière
que l'anobli fait dans sa ligne le premier Degré, ses
enfants font le second, les petits-enfants le troisième, ainsi
des autres.
Il y avait des offices qui transmettaient la noblesse au premier
Degré, c'est-à-dire
qui communiquent la noblesse aux
enfants de l'officier qui meurt revêtu de son office ou
qui a acquis droit de vétérance : tels étaient
les offices de présidents et conseillers des parlements
de Paris, de Dauphiné et de Besançon ; ceux du conseil
et du parlement de Dombes ; ceux des sénats, conseils et
cours souveraines de toute l'Italie ; les offices de
secrétaires du roi du grand-collège, les offices d'échevins,
capitouls et jurats dans les villes où ils donnaient la noblesse. La
plupart des autres offices qui anoblissaient celui qui en était
pourvu ne transmettaient la noblesse aux descendants de l'officier
qu'au second Degré, ou,
comme on dit ordinairement, patre
et avo consulibus, c'est-à-dire qu'il fallait
que le père et le fils eussent rempli successivement un office noble pendant
chacun vingt ans, ou qu'ils fussent décédés
revêtus de leur office, pour transmettre la noblesse aux
petits-enfants du premier qui a été anobli.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816
d'après le Dictionnaire héraldique
Charles de Grandmaison — Paris, 1861