FÉAGE, subst. masc., dans
sa signification propre, c'était
un contrat d'inféodation, ou plutôt c'était
la tenure en fief. C'est pourquoi on disait bailler à féage ou à féager, c'est-à-dire inféoder, donner en fief. Coutume de
Bretagne, art. 358 et 359.
Dans l'ancienne coutume de Bretagne, Féage était
pris, mais improprement, pour l'héritage même tenu en fief. Voyez
les art. 59 et 60. Mais dans l'art. 300
de la même coutume, on lit ces termes pur Féage de noble fief ; et
il y est parlé de celui qui fait le Féage,
ce qui dénote
que l'on a entendu la tenure en foi, ou la foi même.
Bien et Féage noble, dans la coutume
d'Anjou, art. 31,
et dans celle du Maine, art. 36, signifiait un héritage
tenu en fief.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816