FIEF-LIGE, était celui pour raison
duquel, outre la foi et hommage, et plusieurs autres devoirs personnels,
le vassal était
obligé d'aller lui-même à la guerre, et
de s'acquitter en personne des services militaires dûs
au seigneur féodal.
Ce FIEF était appelé FIEF de corps, parce que le vassal
s'obligeait, en faisant foi et hommage à son seigneur,
de le servir et défendre envers et contre tous, jusqu'à la
mort, sans exception de personne, en y obligeant tous ses biens.
Le mot Lige vient du mot latin ligatus, c'est-à-dire
homme lié, et qui est étroitement
obligé et engagé.
L'hommage Lige ne pouvait être
dû qu'aux souverains,
c'est pourquoi quand il était rendu aux ducs et autres
grands seigneurs, il fallait excepter le roi.
Lorsque les guerres privées furent défendues dans le
royaume, les hommages Liges n'eurent
pas plus d'effet que les simples. Ainsi il n'y avait proprement que
le roi en France à qui
on fit hommage Lige.
On comptait en France environ soixante dix mille fiefs ou arrière–fiefs,
dont trois mille à peu près étaient titrés
de principautés, duchés, marquisat, comtés,
vicomtés et baronnies.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816