FORAGE, subst. masc., appelé dans
la basse latinité,
foragium, seu foraticum, était un droit
qui se payait au seigneur, pour le vin ou autres liqueurs que l'on
mettait en pièces
et que l'on vendait en détail.
Quelques-uns voulaient que ce terme vînt de forare,
qui signifie
percer ; et que le Forage fût
dû au
seigneur, pour la permission de percer le vin ; d'autres, avec
plus de raison, soutenaient que ce n'était pas seulement
pour cette permission, mais aussi pour avoir la liberté de vendre
publiquement du vin en broche et en détail.
Ce droit était quelquefois appelé efforage.
L'édition
de la coutume de Béthune, faite en 1589, nommait afforage,
ce que l'édition de 1533 appelait Forage.
Quelquefois afforage avait une signification un peu différente.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816