GANTS, droit seigneurial, qui dans la plupart
de nos coutumes, était
dû à chaque mutation ; ce droit était réglé à une
petite somme, savoir : deux sous en quelques lieux, et en d'autres
quatre deniers, qui, suivant la coutume de Dunois, art. 36, devaient être
payés par l'acheteur,
huit jours après le contrat de vente.
Ces Gants étaient une reconnaissance
de l'investiture
accordée
par le seigneur au nouvel acquéreur. La tradition réelle
se faisait autrefois de différentes manières, ou par un fétu
de bois ou de paille, ou par un morceau de terre, ou par des Gants,
que le seigneur féodal recevait comme une marque de la gratitude de
son vassal ou de son emphytéote. On en voit la formule dans Marculphe ;
et l'on serait sans doute ennuyeux, si l'on rapportait ici
toutes les preuves que l'on trouve dans plusieurs auteurs, de cet ancien
usage.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816