JUGE D'ÉPÉE. C'était celui qui siégeait l'Épée au côté, lorsqu'il rendait la justice. Anciennement, ceux qui rendaient la justice étaient tous gens d'Épée, et siégeaient l'Épée au côté : mais, vers l'an 1288, ou au plus tard, en 1312, on quitta l'Épée au parlement et partout ailleurs ; de manière que les chevaliers, les barons, les pairs et les princes même siégeaient au parlement sans Épée. Le roi était le seul qui ne quittât jamais la sienne. Mais depuis 1551, on commença à se relâcher de ce règlement, le roi ayant voulu que les princes du sang, les, pairs, le connétable, les maréchaux de France et l'amiral pussent, en son absence, porter l'Épée au parlement.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816