NOBLESSE AU PREMIER DEGRÉ. C'était celle qui était acquise et parfaite en la personne des enfants, lorsque le père était mort revêtu d'un office qui anoblissait ou lorsqu'il avait servi pendant le temps prescrit par les ordonnances.
Tous les offices ne transmettaient pas la Noblesseau premier degré ; ce privilège était réservé à ceux du chancelier de France garde des sceaux, secrétaire d'État, conseiller d'État en exercice au conseil, maître des requêtes et secrétaire du roi.
Les conseillers de certaines cours souveraines avaient aussi la Noblesseau premier degré, tels que ceux des parlements de Paris, de Besançon, de Dauphiné, le parlement de Doubs, la chambre des comptes et la cour des aides de Paris.
Mais dans la plupart des autres cours souveraines, les offices de président et de conseiller ne transmettaient la Noblesse qu'au second degré, ce qu'on appelait patre et avo.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816