NOBLESSE D'ADOPTION. On appelait ainsi l'état de celui qui entrait dans une famille noble ou qui était institué héritier, à la charge d'en porter le nom et les armes. Cette espèce de Noblesse n'en avait que le nom, et n'en produisait point les effets ; car celui qui prenait ainsi le nom et les armes d'une autre famille que la sienne, ne jouissait pas des titres et privilèges de la Noblesse, s'il ne les avait déjà d'ailleurs.
Un enfant adoptif, dans le pays où les adoptions avaient lieu, ne participait pas non plus à la Noblesse de celui qui l'adoptait ; néanmoins, dans la république de Gênes, quand celui qui adoptait était de la faction des nobles, la famille adoptée le devenait aussi.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816