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Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries
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Office

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OFFICE, subst. masc., c'est le titre qui donne le pouvoir d'exercer quelque fonction publique.

On confond souvent charge et Office, et, en effet, tout Office est une charge ; mais toute charge n'est pas un Office. Ainsi, les charges, dans les parlements et autres tribunaux, sont de véritables Offices ; mais les places d'échevins, consuls, et autres charges municipales, ne sont pas des Offices en titre, quoique ce soient des charges, parce que ceux qui les remplissent ne les exercent que pour un temps ; sans autre titre que celui de leur élection ; au lieu que les Offices, proprement dits, sont une qualité permanente ; c'est pourquoi on les appelle aussi états.

On distinguait plusieurs sortes d'Offices, savoir : de justice, de police, de finance, de guerre, de la maison du roi, et plusieurs autres qui avaient cependant tous rapport à quelqu'une des cinq espèces. Tous ces Offices étaient aussi domaniaux, ou casuels, ou militaires.

Le P. Ménestrier s'exprime ainsi, dans son Traité des preuves de noblesse, édition de 1682., in-12, pag. 238, en s'appuyant de l'autorité de Bacquet, avocat du roi, en son Traité d'anoblissement :

« Il est certain qu'en France, il y a plusieurs états, dignités et Offices, auxquels la noblesse est annexée, qui anoblissent la personne et l'exemptent du droit de franc-fief ». Il cite au nombre desdits Offices, ceux de chancelier et garde des sceaux de France, de conseiller au conseil privé du roi, de maître des requêtes, de président, conseiller, avocat et procureur-général en la cour de parlement de Paris, et autres officiers qui sont du corps de cette cour ; il ajoute que leurs enfuis partagent, comme issus de noble race, et qu'ils sont et  doivent être réputés nobles ; que le semblable peut être dit des autres cours de parlement du royaume, des membres du grand conseil, des présidents, maîtres ordinaires des comptes de Paris, et autres officiers de cette chambre, ainsi que de ceux de la cour des aides de Paris. »

Il continue en disant que, « d'après les principes de Bacquet, tous les officiers des cours supérieures du royaume sont censés nobles, d'une noblesse personnelle, qui devient héréditaire, quand l'aïeul, ou le père ont exercé vingt ans, ou qu'ils sont morts en charge, et que, néanmoins, pour entrer dans l'ordre de Malte, il suffisait au produisant de justifier des provisions de l'Office, pour faire compter le quartier, quoique les  vingt ans ne fussent pas révolus. »

D'après l'ordonnance de saint Louis, de l'année 1256, les nobles ne pouvaient acquérir des Offices vénaux ; mais, dans la suite, cette ordonnance fut abrogée, et les Offices conférant la noblesse furent assujettis au droit de marc d'or.

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816

 

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