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Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries
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Ordres royaux militaires et hospitaliers de Saint-Lazare, et de Notre-Dame de Mont-Carmel réunis

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ORDRES ROYAUX MILITAIRES ET HOSPITALIERS DE SAINT-LAZARE, ET DE NOTRE-DAME DE MONT-CARMEL RÉUNIS. L'Ordre de Saint-Lazare a été institué à Jérusalem par les chrétiens d'occident, vers l'année 1060, pour recevoir, secourir et protéger les pèlerins qui venaient visiter les saints-lieux, et particulièrement pour soigner les lépreux.

Les chevaliers de cet Ordre vinrent s'établir en France vers le milieu du siècle suivant, sous le règne de Louis VII, dit le Jeune, qui leur donna la terre de Boigny, près d'Orléans, pour y faire leur résidence, et y tenir leurs chapitres.

Ils furent confirmés et mis sous la règle de Saint-Augustin par le pape Alexandre IV ; la bulle est datée à Naples, du 11 avril 1255.

Plusieurs papes, particulièrement Pie V, Paul V, leur ont accordé le privilège de posséder des pensions sur toutes sortes de bénéfices ; ce privilège a été confirmé par un arrêt du grand conseil, daté du 1er mars 1698.

L'Ordre de Notre-Dame de Mont-Carmel a été institué par Henri IV, en 1607. Il fut uni à celui de Saint-Lazare le 31 octobre 1608.

Le roi est protecteur de l'Ordre ; Monsieur, frère du roi, en est le grand-maître, et est chef général.

Par le premier réglement, en date du 31 décembre 1778, Monsieur ordonna qu'on ne pourrait être admis dans lesdits Ordres qu'après avoir prouvé, par titres originaux, huit générations de noblesse paternelle et militaire, non compris le récipiendaire, sans aucun anoblissement connu et sans être activement au service du roi, au moins dans le grade de capitaine en second, dans les troupes de terre, ou d'enseigne de vaisseau.

Les gentilshommes de race noble et militaire, qui servaient le roi, en qualité de ministre dans les cours étrangères, étaient dispensés de grade militaire.

Les commandeurs ecclésiastiques étaient tenus de prouver qu'ils étaient de race noble et militaire, et que leur père avait servi au moins vingt ans ou qu'il avait été tué au service du roi.

Les mêmes règlements divisaient les chevaliers en deux classes ; la première était composée des commandeurs ecclésiastiques, des ministres du roi dans les cours étrangères, et de tous ceux qui étaient revêtus du grade de colonel ou de capitaine de vaisseau, et des grades supérieurs ; et la seconde, de ceux qui avaient le grade au-dessous de colonel ou de capitaine de vaisseau.

La croix de l'Ordre est d'or, à huit pointes émaillées de pourpre et de vert alternativement, bordée d'or, anglée de quatre fleurs de lys du même ; ayant au centre, d'un côté l'image de la Vierge entourée de rayons d'or, et de l'autre la résurrection du Lazare : les chevaliers la portent suspendue au col, par un large ruban vert.

Ceux de la première classe la portent encore brodée sur le côté gauche de leur habit, en paillons d'or vert, entourée de paillettes d'or, et surmontée au milieu d'une petite croix d'argent ornée de la devise, Atavis et armis, écrite en lettres d'or ; ceux de la seconde, la portent brodée en soie verte, également surmontée d'une petite croix d'argent, avec la même devise.

Tous les chevaliers ont le droit de faire peindre ou graver leur écusson, accolé sur une grande croix à huit pointes, de couleur pourpre et verte, entourée du collier de l'ORDRE, qui est une chaîne de perles d'argent, chargée du double chiffre S L, et M A, d'or, placés à distances égales et séparés de même par des doubles palmes de sinople, en sautoir ; l'un des chiffres S L soutenant la croix de l'Ordre.

Le second règlement, du 21 janvier 1779, attachait d'une manière particulière, l'Ordre de Notre-Darne de Mont-Carmel, aux élèves de l'école militaire ; il fixait au nombre de trois par an ceux des élèves qui étaient reçus dans cet Ordre ; Monsieur les choisissait parmi les sujets qui étaient dans le cas d'entrer au service du roi ; ils avaient une pension de 100 livres sur le trésor de l'Ordre, en sus de celle de 200 livres qu'ils avaient de l'école militaire ; ils perdaient cette pension en quittant le service. Si un de ces nouveaux chevaliers avait le bonheur de faire à la guerre quelque action d'éclat ou d'intelligence, attestée par le général et par le ministre de la guerre, et jugée telle par Monsieur, il aurait été reçu sans autres preuves, chevalier de l'Ordre de Saint-Lazare ; et la réunion des deux croix qui n'avait lieu que dans ce seul cas, était une attestation éternelle de sa gloire.

Il n'y avait que les chevaliers reçus depuis ce règlement qui participaient aux grâces qu'il leur accordait ; il fallait prouver quatre degrés de noblesse paternelle pour être reçu chevalier de Notre-Dame de Mont-Carmel,

La croix de l'Ordre est à huit pointes émaillées de pourpre et de vert, bordée d'or, anglée de quatre fleurs de lys de même ; il y a dans le milieu, d'un côté, l'image de la sainte Vierge, et de l'autre, un trophée orné de trois fleurs de lys. Les chevaliers la portent suspendue à la boutonnière de leur habit, par un ruban cramoisi.

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816

 

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