PANON, autrefois PENNON, subst. masc., étendard à longue queue, qui appartenait autrefois à un simple gentilhomme. C'est proprement un guidon à placer sur une tente. La bannière était sacrée, et quand on faisait quelqu'un banneret, on coupait la queue de son Panon, d'où est venu l'ancien proverbe, faire de Panonbannière, pour s'élever d'une dignité à une dignité supérieure. Le Panon royal était au centre de l'armée, et dix chevaliers faisaient garde nuit et jour auprès de cet étendard. Il y avait à Lyon des capitaines de quartier qu'on appelait Panons, et leurs compagnies panonages. Ce mot vient de pannes, drap.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816