SERF, ERVE, subst. et adject. l'F se prononce. On nommait ainsi en France, une certaine personne assujettie à certains droits et devoirs, à certaine servitude envers son seigneur. L'état des Serfs était mitoyen entre celui de la liberté et celui de l'esclavage.
Vers le commencement de la troisième race, nos rois affranchirent plusieurs communautés d'habitants, auxquelles ils donnèrent des chartes de commune, ou permission de s'assembler. Louis le Hutin et Philippe le Bel, affranchirent tous les Serfs de leur domaine, moyennant finance.
Le roi donnait quelquefois à certains Serfs, en particulier des lettres, par lesquelles ils étaient réputés bourgeois du roi, et cessaient d'être Serfs.
Les seigneurs donnaient aussi de semblables terres à leurs Serfs, au moyen desquelles ils étaient réputés bourgeois de ces seigneurs.