|
Calatrava (Ordre de). Espagne. — En 1157,
les Templiers, désespérant de pouvoir éfendre
contre les Maures la petite ville de Calatrava, dont
ils avaient la garde, la remirent à Sanche iii, roi
de Castille, et se retirèrent. Dom Raymond, abbé
de Fitero, de l'ordre de Cîteaux, offrit alors à ce
prince de s'enfermer dans la place. L'offre fut
acceptée, et le moine, se mettant à la tête des religieux
et des laïques qui voulurent se joindre à
lui, fit si bien que l'ennemi fut repoussé. Il obtint
en récompense, pour lui et ses compagnons, la
ville qu'il avait sauvée, et, pour en assurer
désormais la défense, il constitua ces derniers en
un ordre religieux et militaire qu'il soumit à la
règle de Cîteaux, et auquel il donna le nom de la
place que leur courage avait sauvée (1158). À sa
mort, arrivée en 1163, les chevaliers laïques éloignèrent
les moines, élurent don Garcias Redon, l'un d'eux, pour grand maître, et firent approuver
leur nouvelle organisation par le pape Alexandre iii. Dans les années qui suivirent, l'Ordre de
Calatrava aida puissamment les rois qui se partageaient
alors l'Espagne chrétienne à combattre
les Maures, et en obtint en retour d'immenses
propriétés territoriales ou immobilières qui augmentèrent
beaucoup sa puissance. Au quinzième
siècle, quand le triomphe des populations chrétiennes
se trouva définitivement assuré, il se trouva
sans raison d'être, et les habitudes guerrières de
ses membres, jointes à ses énormes richesses, auraient
pu le rendre dangereux à la couronne, si
les rois d'Espagne n'avaient pris le parti de l'annuler.
En 1489, Ferdinand le Catholique s'empara
de son administration. Six ans après, le
même prince réunit la grande maîtrise à la couronne,
et, dès ce moment, l'admission dans l'Ordre
devint une simple distinction que les rois accordèrent
aux membres de leur noblesse dont ils
voulaient récompenser les services ou entretenir
l'attachement. L'Ordre de Calatrava n'est plus aujourd'hui qu'une marque de noblesse que l'on
obtient en faisant les preuves requises. Ses membres
font broder sur le côté gauche de l'habit une croix fleurdelisée de gueules, et suspendent une
croix semblable à un ruban également de gueules,
qu'ils mettent en sautoir.
d'après le Dictionnaire encyclopédique des Ordres de Chevalerie civils et militaires
W. Maigne — Paris,
1885
Plan du site | Mises à jour | RSS | Presse | Liens
Partenariats | Webmestres |
Infos légales |
Contact
Copyright © Au Blason des Armoiries – Tous droits réservés – 2005-2008

Partenariats : Agir XIX - Annuaire de généalogie - Annuaire des artisans d'art
Ascendance et généalogie - Château de Moyen - Historia Nostra - Le Passé Présent
Rois et Présidents
Devenir partenaire ?
|