ABSENCE DE SCEAU. Dans des lettres du duc de Bretagne (Jean ier, fils de Pierre de Bretagne), délivrées en faveur du vicomte de Rohan, il est dit à la fin :
« Juravi quod facerem sigillare prædictaruro litterarum tenorem sigillo meo proprio, quando proprium haberem, quando a dicto vicecomite vel a suis heredibus fuero requisitus… anno Dom. mccxxxi (1231). »
Il est probable qu'à ce moment le sceau du duc nouvellement installé n'était pas encore gravé. D. Lobineau nous en donne la représentation à la date de 1237.
Le duc Jean y est représenté à cheval, tenant l'épée d'une main, et de l'autre son bouclier qui lui couvre la poitrine. La légende est :
S : IOHANNIS : DVCIS : BRIT… (brisé) COMITIS : Richemondie (brisé), grand sceau rond. (V. no 77 des planches de l'ouvrage cité.)
Et au n° 83, D. Lobineau en représente un autre de pareille grandeur, également équestre, mais offrant des différences dans les détails du costume du duc et le harnachement du cheval. Comme il est brisé dans le pourtour, on ne lit seulement que :
+ SIGILLVM : … BRITANNIE.
Il est à la date de 1276.
d'après le Dictionnaire de sigillographie pratique
Alphonse Chassant & Pierre-Jean Delbarre — Paris, 1860