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Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries
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Contre-scel ou Contre-sceau

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CONTRE-SCEL ou CONTRE-SCEAU (Contrasigillum, Contrasignetum, parvum Signetum). Empreinte faite au revers du sceau principal. Le contre-scel peut être d'une grandeur égale au sceau principal ; mais on rencontrera plus communément des contre-scels plus petits que les sceaux derrière lesquels ils sont fixés.

Les contre-sceaux contiennent aussi, comme les sceaux, des figures, des emblèmes, des armoiries et des légendes. Leur usage ne date que du xie siècle, en France.

Ainsi tout revers de sceau, quelle que soit sa grandeur, est désigné sous le nom de contre-scel.

Les sceaux de cire de la première et deuxième race de nos rois n'offrent point de contre-scel.

Il y a des contre-scels ronds appliqués sur des sceaux ovales ou en ogive, et vice versa.

Le mot contrasigillum, plus ou moins abrégé, commence ordinairement la légende du contre-scel ou la compose entièrement.

Il y a cependant des contre-sceaux sans inscription.

Quelquefois le contre-scel contient la suite de la légende commencée sur le sceau principal, ou bien il la répète.

Un contre-sceau qui porte l'expression sigillum minus, ou simplement sigillum, c'est l'indice que le contre-scel est plus petit que le sceau.

Que les sceaux pendants soient plaqués ou non, les contre-scels peuvent être d'une grandeur égale.

Le contre-scel n'est quelquefois que le sceau principal en petit (sigillum minus).

Les contre-scels des ecclésiastiques se montrent dès le xiie siècle.

On a quelquefois scellé avec le contre-scel seul. Charles vi déclara (Ordonn., t. viii, p. 594) que ses lettres patentes ou tous autres actes scellés de son sceau secret auraient autant de force que s'ils étaient scellés de son grand sceau.

Combien de fois ne trouve-t-on pas d'actes scellés du petit scel ou contre-scel, en l'absence du grand scel ?

Quelquefois le sceau et le contre-sceau sont dans des conditions telles qu'on ne sait le quel est le sceau principal, comme lorsqu'on appliquait un contre-scel au revers d'un autre contre-scel.

Les hauts seigneurs firent usage aussi des petits sceaux, surtout aux xiiie et xive siècles.

Tous ces petits sceaux, employés séparément par les seigneurs ou les évêques, à mesure qu'ils cessèrent de se faire représenter sur leurs grands sceaux, n'en devinrent pas moins authentiques. Et si cet usage prit naissance dès le xiiie siècle, il ne devint guère général avant le xve siècle ; et ce fut alors que les sceaux ne présentèrent plus que des armoiries.

Il n'y a que les sceaux de cire ou les sceaux plaqués pendants dont le revers, s'il porte une empreinte, puisse être dit contre-scel ; car le revers des sceaux de métal, généralement frappé des deux côtés, n'est jamais désigné comme contre-scel.

Pour faciliter la lecture des légendes des contre-sceaux, nous donnons ici les formules les plus, usitées : quand elles ne sont pas la suite ou la répétition de la légende du sceau principal, elles se formulent ainsi :

Contrasigillum. — Contrasigillum ballivie episcopi de… — Contrasigillum de… — Contrasigillum vicecomitatus de… — Contre-scel de la vicomté de… — Contrasigillum ad causas. — Contrasigillum curie de… — Contrasigillum ad obligations ou obligationum de… — Clavis sigilli. — Custos sigilli. — Annulare secretum. — Annuntio secreta. — Secretum. — Secretum est. — Secretum meum. — Secretum veri. — Secretum colas. — Secretum serva. — Secreti custos. — Secreti sepulcra. — Sigillum verum ou verti — Sigillum minus. — Sigillum contrasigilli. — Sigillum veritatis. — Sigillum secreti mei. — Sit secretum. — Testimonium veri. — Sub meo scuto est meum secretum.

Il est d'autres légendes qu'on trouve plus particulièrement dans les contre-sceaux ecclésiastiques ; telles sont :

Agnus Dei, miserere mei. — Ave, Maria, gracia piena. — Bonum est confitere Domino. — Signum Dei vivi. — Deus in adiutorium meum intende. — Deum timeo nec non. — Deum lime. — Fugite partes adverse. — Mater Dei, memento mei. — Mater Dei, miserere mei. — Miserere mei, Deus, etc.

d'après le Dictionnaire de sigillographie pratique
Alphonse Chassant & Pierre-Jean Delbarre — Paris, 1860

 
 
  
 

 
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