Faussaires. On a fait de faux sceaux comme on a fabriqué de fausses chartes ; l'un entraînait l'autre. Le Journal de Henri iii, à la date du 11 juillet 1584, dit « qu'à Paris, devant l'hostel de Bourbon, furent pendus un nommé Larondelle et un autre sien complice, chacun d'eux aagé de soixante ans et plus, atteints et convaincus, l'un d'avoir gravé des seaux de la chancellerie du Roy, et l'autre scellé plusieurs lettres d'importance avec les dits faux seaux, des quels ils usoient avec telle dextérité, que mesme le chancelier et les secrétaires d'Estat, des quels ils confrefaisoeint les seings et seaux, y estoient abusez. »
Des faussaires sont parvenus à détacher les sceaux de chartes authentiques pour les fixer à des actes faux. Les Bénédictins diplomatistes ont indiqué les procédés employés en pareils cas.
d'après le Dictionnaire de sigillographie pratique
Alphonse Chassant & Pierre-Jean Delbarre — Paris, 1860