Nettoyage des sceaux de cire. Ici, comme on a affaire à une matière plus délicate, il faut plus de précautions encore que pour les sceaux-types, dont le métal ordinairement dur offre plus de résistance.
Il arrive souvent, lorsqu'on veut déchiffrer des sceaux qui ont vécu plusieurs siècles au milieu de la poussière des archives, qu'on éprouve quelques difficultés parce qu'une sorte d'enveloppe poudreuse dérobe tous les détails de l'empreinte. Quand donc tous les reliefs d'un sceau ont disparu sous des couches de poussière, on peut sans inconvénient faire usage d'une brosse à poils très doux pour dégager la poussière qui n'a pas fait corps avec la cire. Si cette première opération ne suffit pas, en ce qu'il resterait une couche qui fait crasse, on verse sur l'empreinte de l'eau pure et l'on frotte doucement avec la brosse en décrivant des cercles ; et peu à peu l'on voit reparaître chaque trait de l'empreinte. On recommande aussi pour le même effet l'emploi d'une eau seconde. Quels que soient les moyens dont on se serve, il faut prendre de préférence ceux qui ne compromettent en rien l'existence du sceau.
Lorsqu'on brosse une empreinte à sec, il faut éviter de frotter trop vivement, parce, qu'alors on échaufferait la cire, et les reliefs
disparaîtraient à mesure qu'on les dégage de la poussière : ce serait donc le cas où le remède serait pire que le mal.
d'après le Dictionnaire de sigillographie pratique
Alphonse Chassant & Pierre-Jean Delbarre — Paris, 1860