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Accolade

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Accolade. — L'accolade faisait partie des cérémonies pour la collation de l'ordre de chevalerie et était un des signes de la fraternité qui devait unir tous les chevaliers. Celui qui armait le nouveau chevalier l'embrassait et lui donnait sur l'épaule un coup de plat d'épée. Ou trouve déjà des traces de cet usage dans Grégoire de Tours. Après cette cérémonie, le chevalier prenait les éperons dorés, tandis que l'écuyer ne portait que les éperons argentés. Voy. Chevalerie.

d'après le Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France
Adolphe Chéruel — Paris, 1855

 

ACCOLADE, subst. fém. Cérémonie qui se pratiquait en conférant un ordre de chevalerie, dans le temps où les chevaliers étaient reçus en cette qualité par les princes chrétiens. Elle consistait en ce que le prince armait le nouveau chevalier, l'embrassait ensuite en signe d'amitié, et lui donnait sur l'épaule un petit coup du plat d'une épée. Cette marque de faveur et de bienveillance est si ancienne, que Grégoire de Tours écrit que les rois de France de la première race, donnant le baudrier et la ceinture dorée, baisaient les chevaliers à la joue gauche, en proférant ces paroles, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et comme nous venons de dire, les frappaient de l'épée légèrement sur l'épaule. Ce fut de la sorte que Guillaume le Conquérant, roi d'Angleterre, conféra la chevalerie à Henri, son fils, âgé de dix-neuf ans, en lui donnant encore des armes ; et c'est pour cette raison que le chevalier qui recevait l'Accolade, était nommé chevalier d'armes, et en latin miles ; parce qu'on le mettait en possession de faire la guerre, dont l'épée, le haubert et le heaume, étaient les symboles. On y ajoutait le collier, comme la marque la plus brillante de la chevalerie. Il n'était permis qu'à ceux qui avaient ainsi reçu l'Accolade de porter l'épée et de chausser des éperons dorés ; d'où ils étaient nommés equiles aurati, différant par-là des écuyers qui ne portaient que des éperons argentés. En Angleterre, les simples chevaliers ne pouvaient porter que des cornettes chargées de leurs armes ; mais le roi les faisait souvent chevaliers bannerets en temps de guerre, leur permettant de porter la bannière comme les barons.

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816

 

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