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Aides. — Impôts qui se levaient ordinairement sur les vins et autres boissons. Voy. Impôts.
d'après le Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France
Adolphe Chéruel (1809-1891) — Paris, 1899
AIDES,
subst. fém. plur., deniers qui se levaient et se lèvent
encore sur le vin et autres boissons, pour aider à soutenir
les guerres et les dépenses de l'état.
Les Aides ne furent imposées d'abord
que pour un an, ensuite pour deux ou trois ans ; enfin elles
sont devenues perpétuelles.
Les Aides se payaient indistinctement par toutes
sortes de personnes, privilégiées ou non ;
en quoi elles diffèrent
des tailles, qui ne se payaient que par le tiers-état.
C'étaient
aussi des secours auxquels les vassaux, soit gentilshommes ou roturiers, étaient tenus envers leur seigneur dans quelques occasions particulières, comme
lorsqu'il mariait sa fille, ou faisait recevoir son fils chevalier,
ou qu'il était prisonnier de guerre ; ce qui faisait
trois sortes d'Aides, l'aide
de mariage, l'aide de chevalerie et l'aide
de rançon.
On appelait d'un nom commun ces trois sortes
d'Aides, Aides chevel, quia
capitali domino debentur.
L'Aide de rançon,
s'appelait aussi Aides loyaux,
parce qu'elle était due indispensablement. On appela
aussi Aides loyaux,
sous Louis vii, une contribution qui fut imposée
sur tous les sujets sans distinction, pour le voyage d'outre-mer
ou la croisade ; et on appelait ainsi en général
toutes celles qui étaient dues en vertu d'une
loi.
On appelait au contraire Aides libres ou gracieuses,
celles qui étaient offertes volontairement par les sujets
ou vassaux.
L'Aide chevel, était le double des devoirs que le sujet
devait ordinairement chaque année, pourvu qu'ils n'excédassent
pas vingt-cinq sous. Si le sujet ne devait point de devoirs,
il payait seulement vingt-cinq sous. Le seigneur ne pouvait exiger
cette Aide qu'une fois en sa vie pour chaque cas.
Aides raisonnables, étaient
celles que les vassaux étaient
obligés de fournir au seigneur dans de certaines nécessités
imprévues, et pour raison desquelles on les taxait au
prorata de leurs facultés ; telles étaient,
par exemple, en particulier, celles qu'on appelait aides
de l'ost et de chevauchée, qui étaient
des subsides dus
au seigneur pour l'aider à subvenir aux frais d'une
guerre.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816
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