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Armes à outrance. — Armes de combat ; on en faisait quelquefois usage dans les tournois. Voy. Tournois.
d'après le Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France
Adolphe Chéruel (1809-1891) — Paris, 1899
ARMES À OUTRANCE,
subst. fém. plur., c'était
une espèce de duel de six contre six, quelquefois de
plus ou de moins, presque jamais de seul à seul. Ce duel était
fait sans permission, avec des Armes offensives
et défensives,
entre gens de parti contraire ou de différente nation,
sans querelle qui eût précédé,
mais seulement pour faire parade de ses forces et de son adresse.
Un héraut d'Armes en
allait porter le cartel, dans lequel étaient
marqués le jour et le lieu du rendez-vous, combien de
coups on devait donner, et de quelles Armes on
devait se servir. Le défi accepté, les parties
convenaient des juges :
on ne pouvait remporter la victoire qu'en frappant son
ennemi dans le ventre ou dans la poitrine ; qui frappait
au bras ou aux cuisses perdait ses Armes et
son cheval, et était
blâmé par les juges. Le prix de la victoire était
la lance, la cotte d'Arme et
l'épée du vaincu :
ce duel se faisait en paix et en guerre. À la guerre,
avant une action, c'en était comme le prélude :
on en voit quantité d'exemples tant dans l'histoire
de saint Louis, que dans celle de ses successeurs, jusqu'au
règne
de Henri II.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816
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