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Noblesse & Féodalité

 
 
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Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries
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Commerce

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COMMERCE, subst. masc. Le Commerce était interdit aux gens du grand conseil, maîtres des requêtes, présidents du parlement, maîtres d'hôtel du roi, soit qu'ils le fassent personnellement, soit par personnes interposées, Ordonnance de janvier de l'an 1355.

L'édit du mois d'octobre 1645, porte création de cinquante nobles dans toutes les villes franches de la province de Normandie, lesquels nobles seraient réputés tels à l'avenir, de même que leurs enfants, postérité et lignée, née et à naître en légitime mariage, et jouiraient de tous les privilèges dont jouissaient les autres nobles et gentilshommes du royaume, avec permission de porter écussons et blasons de leurs armes timbrées, et même de continuer leur trafic pendant leur vie, sans que le fait de marchandise leur pût être imputé à dérogeance, ni à leurs descendants, à condition que si le ban des nobles et gentilshommes était convoqué, ils seraient tenus, à peine de déchéance du titre de noblesse, de se trouver aux premières convocations dudit ban, tant près de Sa Majesté que dans ses armées.

Le Commerce maritime ne dérogeait pas, et l'édit du roi du mois d'août 1669, porte que :

« Tous gentilshommes peuvent par eux ou par personnes interposées, entrer en société et prendre part dans les vaisseaux marchands, denrées et marchandises d'iceux, sans, que pour raison de ce, ils soient censés ni réputés déroger à noblesse, pourvu toutefois qu'ils ne vendent point en détail. »

Le Commerce en gros fut également autorisé par édit du mois de décembre 1701, qui s'exprime ainsi :

« Sa Majesté en confirmant et renouvelant, en tant que besoin serait, l'édit du mois d'août 1669, concernant le Commerce de mer, ordonne que tous ses sujets, nobles par extraction, par charges ou autrement, excepté ceux qui sont actuellement revêtus de charges de magistrature, pourront faire librement toute sorte de Commerce en gros, tant au dedans qu'au dehors du royaume, pour leur compte ou par commission, sans déroger à leur noblesse.

Ceux qui font le Commerce en gros seulement, pourront posséder des charges de conseillers-secrétaires du roi, maison, couronne de France et de ses finances, et continuer en même temps le Commerce en gros, sans avoir besoin pour cela d'arrêts, ni lettres de comptabilité. »

Un autre arrêt du 27 avril 1727, dit : que le roi voulant protéger le Commerce de ses sujets, ordonne que les édits des mois d'août 1669 et décembre 1701, concernant le Commerce de mer et le Commerce en gros, seront exécutés ; et en interprétant l'arrêt du conseil du 11 janvier 1724, elle déclare n'avoir entendu par ledit arrêt, que ceux qui feraient le Commerce de mer ou le Commerce en gros, pussent être réputés faire acte dérogeant à la noblesse, et à leurs privilèges.

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816

 

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