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ÉCHEVINAGE, subst. masc. En Artois,
en Flandre, et dans tous les Pays-Bas, signifiait la seigneurie et justice qui
appartenait à certaines villes, bourgs et autres lieux, par
concession des seigneurs qui leur avaient accordé le droit de commune.
On appelait le corps des officiers de l'Échevinage la loi, le magistrat, le corps-de-ville,
l'hôtel-de-ville.
L'Échevinage était
ordinairement composé du grand-bailli, maire, maïeur, prévôt
ou autres officiers du seigneur, des échevins ou juges,
du conseiller-pensionnaire, du procureur de ville et du greffier. Il
est à remarquer que les termes d'Échevins ou juges n'étaient
synonymes que dans les lieux où les échevins avaient
la justice.
Les Échevinages avaient tous
haute, moyenne et basse justice, et la police ; plusieurs connaissaient
aussi des matières consulaires dans leurs territoires,
tels que l'Échevinage
d'Arras, celui de la ville de Bourbourg, ceux de Gravelines,
de Lens, Dunkerque, etc.
En Artois, l'Échevinage ressortissait
communément
au bailliage ; cependant l'Échevinage ou
magistrat de Saint-Omer était en possession de ressortir immédiatement
au conseil d'Artois, ce qui lui fut contesté par le bailliage de Saint-Omer qui revendiquait ce ressort, du moins pour certains
objets. On peut voir ce qui est énoncé à ce sujet dans
le procès-verbal de réformation des coutumes de Saint-Omer.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816
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