|
Chambrier (Grand). — Grand dignitaire chargé de veiller primitivement à la garde du trésor royal. L'office de grand chambrier était distinct de celui de grand chambellan. Charles v, dans des lettres patentes données en 1368 dit que le chambellan avait dix sous sur chaque maîtrise, et le grand chambrier six. L'office de grand chambrier fut supprimé, en 1545, par François ier, après la mort de son fils Charles de France, duc d'Orléans, qui était pourvu de cette charge. Elle fut remplacée par celle de premier gentilhomme de la chambre.
d'après le Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France
Adolphe Chéruel (1809-1891) — Paris, 1899
GRAND-CHAMBRIER DE FRANCE. Cet officier possédait autrefois une des cinq grandes charges de la couronne ; et il était non seulement distingué du grand-chambellan, mais il lui était, en quelque manière, supérieur par l'étendue de son pouvoir. Il signait les chartes et autres lettres de conséquence. Pendant un long temps, il précéda le connétable, et il jugeait avec les pairs de France ; ce qui lui fut accordé par arrêt de l'an 1224. Le Grand-Chambrier avait la surintendance de la chambre du roi, de ses habillements et de ses meubles. Il avait sa juridiction à la table de marbre du palais à Paris, et il tenait sa charge à fief et hommage du roi, comme le reconnaît le comte d'Eu, en 1270, à l'égard du roi saint Louis. Les princes de la maison royale de Bourbon, de temps immémorial, avaient possédé cette charge, comme on le remarque sur les inscriptions de leurs tombeaux aux Jacobins de Paris, et à la galerie basse du château de Moulins : ils ont prétendu même qu'elle était héréditaire dans leur maison. Après la mort de Charles, dernier duc de Bourbon, en 1527, le roi François ier, la donna à Charles de France, duc d'Orléans, son fils. Mais à la mort de ce prince, arrivée l'an 1545, le roi supprima entièrement cette charge, et y substitua deux premiers gentilshommes de sa chambre, qui depuis ont été portés au nombre de quatre qui servent par année. Le Grand-Chambrier avait inspection sur tous les merciers, et sur les professions qui ont rapport à l'habillement sur lesquels il avait quelques droits, qui ont été quelquefois partagés avec le grand-chambellan.
Il portait pour ornements extérieurs deux clefs d'or, dont les anneaux se terminaient en couronnes royales, passées en sautoir derrière l'écu de ses armes.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816
Plan du site | Mises à jour | RSS | Presse | Liens
Partenariats | Webmestres |
Infos légales |
Contact
Copyright © Au Blason des Armoiries – Tous droits réservés – 2005-2008

Partenariats : Agir XIX - Annuaire de généalogie - Annuaire des artisans d'art
Ascendance et généalogie - Charles de Flahaut - Château de Moyen - Historia Nostra
Le Passé Présent - Rois et Présidents
Devenir partenaire ?
|