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ALÉRION. Aiglon ou petit aigle sans bec, ni pieds. On le représente montrant l'estomac, le vol étendu, mais souvent abaissé. Ce nom vient de Aliers, vieux mot gaulois signifiant une espèce d'oiseau vivant de rapine. Ménage le fait dériver du mot latin aquilario, diminutif de aquila, aigle.
Quoique l'Alérion soit rare en héraldique, nous devons mentionner l'écu de Lorraine qui est : d'or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d'argent, posés dans le sens de la bande. On croit que la maison de Lorraine a adopté cet oiseau, parce que Alérion est l'anagramme de Lorraine.
Certains auteurs entraînés par le merveilleux, disent qu'un prince de la maison de Lorraine enfila, d'un seul coup de flèche, trois oiseaux, pendant le siège de Jérusalem. (Dictionnaire héraldique, par Gastelier de la Tour).
On ne peut attribuer à l'Alérion, fort peu usité d'ailleurs, une origine antérieure au xve siècle. Le scel de Ferry de Bitche, fils de Mathieu, duc de Lorraine, en 1096, porte des aiglettes et non des Alérions.
Le Glossaire français de Du Cange, interprète Alérion par aiglon. Cette dernière opinion est la seule admissible,
d'après le Dictionnaire archéologique et explicatif de la
science du blason
Comte Alphonse O'Kelly de Galway — Bergerac, 1901
ALÉRION. Nom que l'on donne aux aigles et aux aiglettes représentées dans l'écu sans bec ni jambes, mises toujours en pal les ailes étendues, comme l'aigle éployée.
d'après l' Alphabet et figures de tous les termes du blason
L.-A. Duhoux d'Argicourt — Paris, 1899
ALÉRION. Les Alérions sont des aiglettes sans bec ni jambes, comme les merlettes, dont ils diffèrent en ce que les merlettes ont les ailes serrées contre le corps, et sont comme passantes, tandis que les Alérions sont mis en pal, montrant l'estomac, et ont les ailes étendues comme les aigles et les aiglettes ; seulement, leur vol est abaissé. Les Alérions sont nouveaux en armoiries, selon Duchesne qui prouve très bien, dans son Histoire de la maison de Montmorency, que ce que l'on appelle aujourd'hui Alérions étaient autrefois des aiglettes ayant bec et ongles.
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de Chasay, en Anjou : de gueules, à six alérions d'argent. |
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Richard de Bacourt, en Lorraine : d'argent, à l'alérion d'azur. |
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de Cornaloue de Villars, en Bresse : de gueules, à la bande d'argent, chargée de trois alérions de sable. |
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de Montmorency, en Île-de-France : d'or, à la croix de gueules, cantonnée de seize alérions d'azur. |
d'après le Dictionnaire héraldique
Charles de Grandmaison — Paris, 1861
ALÉRION, subst. masc., petite aiglette qui n'a ni bec ni jambes.
L'Alérion montre l'estomac, comme l'aigle, a les ailes ouvertes, mais abaissées. Il y a souvent plusieurs Alérions dans un écu ; ils chargent ou accompagnent les pièces honorables.
Ce terme vient de aliers, vieux mot gaulois, qui a signifié une espèce d'oiseau vivant de rapine. Ménage le fait dériver du latin aquilario, diminutif de aquila.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816
Essai symbolique
Des Alérions symboliseraient des ennemis vaincus entièrement.
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816
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