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Héraldique : art et science du blason
 
 
Héraldique : art et science du blason
 
 
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Aigle

Au Blason des Armoiries
 

AIGLE. En blason, l'Aigle est quelquefois représentée avec deux têtes, quoiqu'elle (1) n'ait jamais qu'un corps et deux jambes. Quand elle à les deux ailes ouvertes et étendues, on l'appelle éployée (1).

Lorsqu'elle à un petit cercle sur la tête, on la dit diadémée, ou couronnée ; languée se dit de sa langue, becquée, de son bec, membrée, de ses jambes, armée, de ses griffes, lorsque ces parties sont d'un autre émail ou métal que son corps.

L'attitude la plus ordinaire de l'Aigle dans le blason est d'avoir les ailes ouvertes et étendues, de manière que les pointes soient élevées en haut. Il y en a cependant dont les ailes sont repliées, on dit alors qu'elles sont au vol abaissé.

d'après l'Alphabet et figures de tous les termes du blason
L.-A. Duhoux d'Argicourt — Paris, 1899

 

AIGLE, subst. fém. Cet oiseau est ordinairement représenté montrant l'estomac, le vol étendu. […]

Lorsque l'Aigle a les ailes repliées, en sorte que les bouts tendent vers le bas de l'écu, on la dit au vol abaissé.

On dit de l'Aigle, becquée, languée, membrée, armée, de son bec, de sa langue, de ses jambes, de ses griffes, lorsqu'ils sont d'un autre émail que son corps. L'Aigle est quelquefois couronnée ou diadémée.

L'Aigle est le symbole de la royauté, de la grandeur, de la clémence, de la magnanimité et de la reconnaissance, et, selon la fable, l'attribut de Jupiter.

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816

 

 

Fourcy de Chessey

Fourcy de Chessey (de) : D'azur, à l'aigle au vol abaissé d'or ; au chef d'argent, chargé de trois tourteaux de gueules. (Picardie)
 

Le Borgne

Le Borgne de Montigny : D'or à l'aigle de sable. (Picardie)

Pologne

Pologne : De gueules, à l'aigle d'argent, becquée, languée, membrée et couronnée d'or.
 

Robert du Châtelet

Robert du Châtelet : De gueules, à l'aigle d'argent. (Béarn, Champagne)

 

AIGLE. Oiseau de proie de la classe des faucons, à bec long et recourbé ; pieds robustes ; ongles aigus et tranchants ; vue perçante et envergure très étendue. Il habite les plus hauts rochers et vit très longtemps. Les Perses et les Épirotes le prirent les premiers pour enseigne militaire et il devint depuis successivement l'emblème de l'Égypte, de la République romaine, des empereurs d'Orient et d'Occident. Napoléon ier à son avènement au trône adopta l'Aigle pour ses armoiries et pour les enseignes des armées françaises. L'Aigle des Perses était d'or, celle des Romains d'or ou d'argent. Guillaume iii, roi d'Angleterre, avait adopté, pour symbole : un Aigle qui regarde fixement le soleil, avec ce mot : Profero (Je m'élève).

L'Aigle est représentée le bec ouvert et les ailes étendues. Celle qui a deux têtes est dite éployée  (1) ou Aigle de l'Empire. On dit de l'Aigle, languée de sa langue ; membrée de ses jambes ; armée de ses griffes, lorsqu'elles sont d'un émail différent de celui du corps. Elle est le symbole de l'empire, de la majesté et de la victoire.

Il a plusieurs convenances physiques et morales avec le lion : la force et par conséquent l'empire sur les autres oiseaux, comme le lion sur les quadrupèdes ; la magnanimité : ils dédaignent également les petits animaux et méprisent leurs insultes ; la tempérance : l'Aigle ne mange presque jamais son gibier en entier. Il est encore solitaire comme le lion habitant d'un désert dont il défend l'entrée et l'usage de la chasse à tous les autres oiseaux. Il a de plus les yeux étincelants, les ongles acérés et le cri effrayant. C'est de tous les oiseaux celui qui s'élève le plus haut en Europe. C'est pour cette raison que les anciens ont appelé l'Aigle l'Oiseau Céleste et qu'ils le regardaient dans les augures, comme le messager de Jupiter.

Parmi les monnaies de la collection donnée par le duc de Luynes au Cabinet des Médailles de Paris, on remarque une médaille d'Elis (ville grecque), portant au revers l'Aigle de Jupiter, accompagné du foudre et de la couronne d'olivier destinée à rappeler les jeux célèbres d'Olympie en l'honneur de Jupiter.

Quelle ne fut pas la surprise des voyageurs anglais Berthe et Hamilton, quand, explorant l'Asie Mineure, il ya plus de cinquante ans, ils découvrirent une Aigle bicéphale, type de l'Aigle éployée (1) des armes de l'Autriche et de la Russie, sculptée au milieu de scènes religieuses, dans des bas-reliefs de la Ptérie, à Euiuk, qui remontent à la civilisation des Hettéens ? Il est mal aisé d'admettre que, des deux côtés, on ait spontanément imaginé, en traits identiques, une représentation aussi contraire aux lois de la nature. M. de Longpérier a donné le mot de l'énigme, en rappelant que l'Aigle à deux têtes remplaça seulement vers 1345 l'Aigle monocéphale dans les armoiries de l'Empire d'Occident.

Ce seraient des princes flamands qui en auraient emprunté l'usage, pendant la dernière croisade, aux monnaies ou aux étendards des Turcomans, alors maîtres de l'Asie Mineure. Ceux-ci l'avaient adoptée comme symbole de toute puissance, peut-être en souvenir du Hamca, oiseau fabuleux des traditions musulmanes, qui enlève le buffle et l'éléphant comme le milan enlève la souris. « Ainsi, fait observer M. Perrot, dans son livre : L'Art dans l'Antiquité, se serait transporté dans notre Europe moderne un symbole appartenant primitivement à un culte asiatique de la plus haute antiquité ; et, par un jeu singulier de la fortune, la race turque s'est vue, à Belgrade et à Lépante, interdire l'entrée de l'Occident par cet Aigle qui l'avait gardée triomphalement sur les rives de l'Euphrate et du Bosphore. »

Peut-être les Turcomans avaient-ils eux-mêmes emprunté ce symbole aux sculptures taillées par leurs mystérieux devanciers sur les rochers d'Euiuk et de Jasili-Kaia. Mais il est également possible qu'ils l'aient reçu par l'intermédiaire des Perses. On rencontre, en effet, dans la collection de M. de Gobineau, une intaille qu'il fait remonter à l'époque des Arsacides, et où l'on trouve gravé le type traditionnel de l'Aigle à deux têtes, tenant, comme à Euiuk, un lièvre dans chaque serre. Dans cette intaille, l'Aigle a le vol abaissé, tandis que dans le bas-relief de l'Asie Mineure, l'Aigle bicéphale a les ailes éployées.

Les Grecs qui adoptèrent l'image de l'Aigle tenant un serpent entre les serres comme symbole de victoire, remplacèrent quelquefois le serpent par un lièvre, ce qui rentrait dans les données bettéennes. L'Inde, par contre, semble avoir accepté sans hésitation le type bicéphale que lui transmit probablement la Perse. On y trouve l'Aigle à deux têtes sur d'anciennes monnaies où il tient un éléphant, au lieu d'un lièvre, non plus seulement dans chaque serre, mais aussi dans chaque bec. Moor y voyait une représentation du Garouda, l'Aigle solaire, monture de Vishnou ; en tout cas, on se rapproche singulièrement ici du Hamca des Turcs ; peut-être même ceux-ci ont-ils emprunté leur légende sur l'oiseau fabuleux à quelque représentation de ce genre, où le rôle du lièvre était tenu par un éléphant ou un buffle.

L'Aigle à deux têtes apparaît en 1217 sur les monnaies turcomanes de la Palestine. En 1228 a lieu l'expédition de Frédéric ii. Or, on retrouve le symbole sur des monnaies d'Othon, comte de Gueldre, comte de Looz, et de Robert de Thourotte, évêque de Liège, à partir du second tiers du xiiie siècle. (Comte Goblet d'Alviella, président de la Société d'archéologie de Bruxelles. — La Migration des symboles ; Paris, 1891).

d'après le Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason
Comte Alphonse O'Kelly de Galway — Bergerac, 1901

 

 

AIGLE. En langage héraldique, est du genre féminin. Sous sa forme naturelle, l'Aigle est assez rare en armoiries ; on la nomme aigle de profil, de ce qu'on la met toujours de profil. L'Aigle héraldique, celle qui s'appelle aigle tout court, est représentée le corps érigé, les ailes ouvertes et étendues des deux côtés, la tête de profil, les pattes écartées, la queue descendante verticalement et ornée de plumes ondoyantes. Lorsqu'elle a deux têtes, elle reçoit le nom d'Aigle éployée (1). Il est absolument indifférent si le bout des ailes d'une Aigle soit tourné vers le chef ou vers la pointe de l'écu, ce qui dépendait du goût régnant à telle ou telle époque et des habitudes des peintres ou sculpteurs d'autrefois. Aux temps chevaleresques, l'Aigle avait toujours les ailes abaissées ; aujourd'hui elle les porte levées et dirigées vers le chef de l'écu.

d'après l'Armorial général précédé d'un Dictionnaire des termes du blason
Joannes Baptista Rietstap — Gouda, 1884-1887

 

 

AIGLE. De tous les oiseaux, le plus commun dans les armoiries est l'Aigle. Sa réputation de force et de courage dut le faire prendre par des guerriers pour symbole et emblème, et, parmi les quarante premiers connétables de France, vingt-deux ont une Aigle seule ou en nombre dans leurs armoiries.

Si elle a deux têtes, comme celle de l'Empire, elle est dite éployée. Plusieurs écrivains héraldiques ont appliqué ce terme à l'Aigle aux ailes étendues ; ça a été une source d'erreurs dont nous n'avons pu corriger qu'un trop petit nombre, obligé que nous étions, faute de monuments, de suivre les descriptions données par nos devanciers. Dans la Bulle d'or de Charles iv, elle n'a encore qu'une seule tête, et ce n'est qu'à partir de Sigismond, fils de ce prince, qu'on lui en voit deux dans les monuments. Elle peut être becquée, membrée, languée, couronnée, diadémée d'un autre émail ; ou encore naissante ou issante. Elle est dite contournée, lorsqu'elle regarde la gauche de l'écusson ; elle est onglée, quand les serres seulement sont d'un émail différent du reste du corps. Elle est essorante, lorsqu'elle paraît prendre sa volée. Enfin, si les bouts des ailes, au lieu d'être élevés vers les angles du chef, tendent au contraire vers le bas de l'écu, on l'exprime en disant au vol abaissé. Lorsqu'il se trouve plus de trois Aigles dans un écu, ou que les trois Aigles se rencontrent avec d'autres pièces, on les nomme aiglettes. Elles ont les mêmes attributs que les Aigles dont elles sont des diminutifs.

d'après le Dictionnaire héraldique
Charles de Grandmaison — Paris, 1861

 

 

 

Essai symbolique

Aigle (L') a toujours été regardé comme le roi des oiseaux, c'est pour cette raison qu'il était particulièrement consacré à Jupiter le roi des dieux, qui est toujours représenté porté sur un Aigle, ou l'ayant à ses côtés. Voyez Jupiter. Voyez aussi Monarchie.

Sur les médailles romaines, cet oiseau est le symbole des légions et le type ordinaire de l'Empire. Lorsqu'il se trouve avec ce mot Consecratio, il marque la Consécration des Empereurs, comme le paon défigne celle des princesses. Cependant l'Aigle a servi quelquefois à désigner l'apothéose des princesses. Voyez Apothéose.

On donne à l'air un Aigle pour attribut, parce que c'est de tous les oiseaux celui qui s'élève le plus haut. Voyez Air.

Cet oiseau peut être aussi considéré comme un emblème du génie, à cause de la perspicacité de sa vue et l'élévation de son vol. Un Aigle qui regarde fixement le soleil est un emblème de l'astrologie. Voyez Astrologie.

L'évangéliste S. Jean a un Aigle pour symbole. Voyez Évangélistes.

L'Aigle a servi de corps à plusieurs devises. Celle de Guillaume ii, roi d'Angleterre était un Aigle regardant le soleil avec ce mot Profero. D'autres pour exprimer un grand ourage ont pris pour corps de leur devise un Aigle au milieu d'un ciel orageux, et pour âme nil fulmina terrent. Des Aiglons qui fuivent leur père volant vers le ciel, et qui regardent le soleil fixement comme lui, avec ces paroles, non inferiora secutus, ou celles-ci, auspiciis animisque patris, peuvent être données à des enfants qui marchent sur les traces de leur père.

d'après le Dictionnaire iconologique... par Honoré Lacombe de Prézel  — Paris, 1777

 

Une Aigle :
  • à deux têtes symboliserait une puissance qui gouverne plusieurs états.
  • perchée symboliserait l'élévation de pensée.
  • d'argent bandée d'azur symboliserait une âme noble.
  • d'azur sur champ d'argent symboliserait des pensées élevées.
  • d'azur sur champ d'or symboliserait la justice assurée.
  • d'or symboliserait la valeur.
  • de sable sur champ d'argent symboliserait la prudence.
  • de sable sur champ d'or symboliserait l'intrépidité.
  • de sable sur champ de vair symboliserait la dignité héréditaire.

d'après le Manuel héraldique ou Clef de l'art du blason » (Avertissement)
par L. Foulques-Delanos, Limoges, oct. 1816

Note de la rédaction

L'Aigle est du genre féminin en héraldique.

L'Aigle est parfois désignée comme étant Éployée. Cet adjectif a tantôt désigné une Aigle bicéphale, tantôt une Aigle au vol étendu. Nous vous renvoyons à ces deux termes. Il s'ensuit une très grande et regrettable confusion dans l'emploi de cet adjectif. Il conviendra donc d'être particulièrement prudent et de s'assurer exactement de la posture réelle de l'Aigle dans l'écu.

Il est à noter que dans leurs articles ci-contre, le comte O'Kelly de Galway, le chevalier Duhoux d'Argicourt, Ioannes-Baptista Rietstap et Charles de Grandmaison emploient tous les termes éployé ou bicéphale comme parfaits synonymes.

Traductions :
       
Français
aigle ou aigle éployée
Italien / Italiano
aquila
Anglais / English
eagle or eagle displayed
Néerlandais / Nederlandsch
adelaar
Allemand / Deutsch
Adler
Latin / Lingua latina
aquila
Espagnol / Español
águila
Esperanto
aglo
 
Français
Italien / Italiano
bicipite
Anglais / English
double-headed eagle
Néerlandais / Nederlandsch
dubbele adelaar
Allemand / Deutsch
Doppeladler
Latin / Lingua latina
aquila biceps
Espagnol / Español
águila bicéfala
Esperanto
dukapa aglo

 

Au Blason des Armoiries : héraldique, féodalité, noblesse, armoiries  

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Aigle

 

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