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Armoiries
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CIMIER. Symboles ou emblèmes posés sur le casque ceint d'un tortil ou d'une couronne.
CIMIER. Nom donné à la partie la plus élevée dans les ornements extérieurs de l'écu et qui est placée sur le haut du casque. Cette pièce est formée soit par des plumes ou panaches, soit par des animaux ou des monstres chimériques.
On ne doit point employer les pièces honorables pour la composition des Cimiers ; cependant en Allemagne, où cet ornement est très usité, les branches cadettes se contentent de le changer pour établir une brisure dans leurs armoiries ; là aussi, au lieu d'écarteler l'écu, comme c'est l'usage en France, on emploie comme quartiers d'alliances les Cimiers des familles avec lesquelles une union est contractée.
CIMIER, subst. masc., ornement qu'on porte au-dessus du casque ou timbre de l'écu. L'usage du Cimier est de l'antiquité la plus reculée, et l'on sait d'ailleurs que les Cimiers ont servi de fondement à plusieurs fables de la mythologie. Geryon passa pour avoir trois têtes, parce qu'il portait un triple Cimier, dit Suidas. Hérodote en attribue l'invention aux Cariens. Diodore de Sicile parlant des Égyptiens, dit que leur roi portait pour Cimier des têtes de lion, de taureau ou de dragon. Plutarque a décrit le Cimier de Pyrrhus, dans l'éloge qu'il a fait de ce prince. Enfin, Homère, Virgile, le Tasse et l'Arioste, ont fait dans leurs poèmes la description de plusieurs Cimiers.
Autrefois le Cimier était en Europe une plus grande marque de noblesse que l'armoirie ; parce qu'on le portait aux tournois, où l'on ne pouvait être admis sans avoir fait preuve de noblesse. Le gentilhomme qui avait assisté deux fois au tournoi solennel, était suffisamment blasonné et publié, c'est-à-dire reconnu pour noble, et il portait deux trompes en Cimier sur son casque de tournoi : de là vint tant de Cimiers à deux cornets, que plusieurs auteurs ont pris mal-à-propos pour des trompes d'éléphant.
Le Cimier n'est plus depuis longtemps qu'un ornement de blason, qui n'est le plus souvent que la représentation extérieure de la pièce principale des armoiries ; il y en a cependant qui n'y ont aucun rapport.
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de Mengin Salabert et de Fondragon, en Champagne et en Lorraine : d'azur, à la fasce d'or, accompagnée en chef d'un griffon naissant du même. Cimier : un griffon d'or. |
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de Biliotti, au Comtat-Venaissin et à Paris : de gueules, au chef d'argent, chargé d'un renard du champ. Supports, deux renards de gueules ; cimier : un renard du même, tenant un gonfalon sur lequel sont ces quatre lettres : S. P. Q. F. Senatus populusque Florentinus. L'écu accosté de deux bannières représentant les monnaies de Florence, avec ces deux légendes : 1 ° à dextre : Senatus populus que Florentinus ; 2° à senestre : Jesus Rex noster et Deus noster. Devise : Pensate al fine. |
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d'Hanner-Claybrook, en Vermandois et à Paris : d'argent, à la croix pattée de gueules. Couronne ducale. Cimier, une autruche d'argent, semée de mouchetures de sable, les ailes d'or étendues, tenant à son bec un fer de cheval de sable. L'écu environné d'un manteau ducal de gueules, doublé d'argent. |
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