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CIMIER. Symboles ou emblèmes posés sur le casque ceint d'un tortil ou d'une couronne.
d'après le Dictionnaire archéologique et explicatif de la
science du blason
Comte Alphonse O'Kelly de Galway — Bergerac, 1901
CIMIER. Nom donné à la partie la plus élevée dans les ornements extérieurs de l'écu et qui est placée sur le haut du casque. Cette pièce est formée soit par des plumes ou panaches, soit par des animaux ou des monstres chimériques.
On ne doit point employer les pièces honorables pour la composition des Cimiers ; cependant en Allemagne, où cet ornement est très usité, les branches cadettes se contentent de le changer pour établir une brisure dans leurs armoiries ; là aussi, au lieu d'écarteler l'écu, comme c'est l'usage en France, on emploie comme quartiers d'alliances les Cimiers des familles avec lesquelles une union est contractée.
d'après l' Alphabet et figures de tous les termes du blason
L.-A. Duhoux d'Argicourt — Paris, 1899
CIMIER, subst.
masc., ornement qu'on porte au-dessus du casque ou timbre de l'écu. L'usage du Cimier est
de l'antiquité la plus reculée, et
l'on sait d'ailleurs que les Cimiers ont
servi de fondement à plusieurs
fables de la mythologie. Geryon passa pour avoir
trois têtes,
parce qu'il portait un triple Cimier,
dit Suidas. Hérodote
en attribue l'invention aux Cariens. Diodore
de Sicile parlant des Égyptiens, dit que
leur roi portait pour Cimier des
têtes de lion, de taureau ou de dragon. Plutarque
a décrit
le Cimier de Pyrrhus,
dans l'éloge
qu'il a fait de ce prince. Enfin, Homère,
Virgile, le Tasse et l'Arioste, ont fait
dans leurs poèmes
la description de plusieurs Cimiers.
Autrefois le Cimier était
en Europe une plus grande marque de noblesse que l'armoirie ;
parce qu'on le portait aux tournois, où l'on ne pouvait être
admis sans avoir fait preuve de noblesse. Le gentilhomme qui
avait assisté deux fois au tournoi solennel, était
suffisamment blasonné et publié,
c'est-à-dire reconnu pour noble, et il
portait deux trompes en Cimier sur
son casque de tournoi : de là vint
tant de Cimiers à deux
cornets, que plusieurs auteurs ont pris mal-à-propos
pour des trompes d'éléphant.
Le Cimier n'est
plus depuis longtemps qu'un ornement de blason, qui n'est
le plus souvent que la représentation
extérieure de la pièce principale
des armoiries ; il y en a cependant qui n'y
ont aucun rapport.
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de Mengin Salabert et de Fondragon,
en Champagne et en Lorraine : d'azur, à la fasce d'or, accompagnée en chef d'un griffon naissant du
même. Cimier :
un griffon d'or. |
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de Biliotti,
au Comtat-Venaissin et à Paris :
de gueules, au chef d'argent, chargé d'un
renard du champ.
Supports, deux renards de gueules ; cimier : un
renard du même, tenant un gonfalon sur lequel sont ces
quatre lettres : S. P. Q. F. Senatus
populusque Florentinus.
L'écu accosté de
deux bannières représentant
les monnaies de Florence, avec ces deux légendes :
1 ° à dextre : Senatus populus que
Florentinus ; 2° à sénestre : Jesus
Rex noster et Deus noster. Devise : Pensate
al fine. |
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d'Hanner-Claybrook, en
Vermandois et à Paris : d'argent, à la croix pattée de gueules. Couronne ducale. Cimier,
une autruche d'argent, semée de
mouchetures de sable, les ailes d'or étendues,
tenant à son
bec un fer de cheval de sable. L'écu environné d'un manteau ducal de gueules, doublé d'argent. |
d'après le Dictionnaire encyclopédique
de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816
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